L'HYPERACTIVE CAMERON DIAZ : DU CHEERLEADING À LA GLOIRE DE L'ART CINÉMATOGRAPHIQUE...

Lorsque les réalisateurs des nombreux films dans lesquels elle a joué criaient «ACTION !», au son de la claquette, avant chaque scène, Cameron Diaz était parfaitement dans son élément.  Par ses origines multi-ethniques "explosives", et parce qu'elle est née avec le trouble du déficit d'attention avec hyperactivité (TDAH), cette exubérante blonde aux yeux bleus était prédestinée à l'action.  Ce qui a eu des conséquences sur son évolution, dans toutes les sphères de sa vie.

I -  Des origines de feu et de beauté

Née à San Diego (Californie, USA) en 1972, d'un père hispano-cubain, gérant dans une compagnie pétrolière, et d'une mère, Billie Joanne, courtière dans l'import-export, et dont l'arbre généalogique compte des branches anglaises, écossaises, irlandaises, amérindiennes et allemandes, Cameron Diaz avait de qui tenir pour avoir le sang chaud !

Elle a toujours revendiqué les racines latines de son père Emilio, même si les nombreux latinos qu'elle a côtoyés dès sa prime jeunesse ne pouvaient croire qu'avec sa peau très blanche, sa blondeur naturelle, et ses yeux bleus éclatants, elle puisse être d'origine espagnole.  De plus, elle ne parlait pas la langue de leur peuple.

Mais Cameron ne cessera jamais de prétendre qu'elle doit à son père son nom latin, son caractère passionné et chaleureux, son dynamisme, et la "couleur" de son jeu d'actrice.  À la maison, chez ses parents, on mange de la nourriture cubaine et on écoute aussi de la musique latino.

II - Une jeune battante intrépide

Avec sa soeur (Chimene qui lui ressemble beaucoup) et son frère aîné (Michael), Cameron Diaz grandit dans une famille aimante et libre.  Hyperactive, Cameron aime bouger, faire la fête, écouter de la musique «heavy metal» (genre Metallica, Iron Maiden, Whitesnake, et Ozzy Osbourne), et même se battre avec des élèves de sa classe, à l'école.  

C'est comme ça que son père l'a élevée.  Il lui donne ce conseil : «si quelqu'un(e) t'invite à te battre avec lui, ou elle, après les cours, dis-lui que tu ne peux pas attendre et que tu peux lui botter le derrière tout de suite !».  Cette attitude de battante, d'intrépidité et de fonceuse s'accompagne de jurons, un défaut que son père lui reproche souvent avec véhémence, mais dont elle ne se corrigera jamais.

Être défiante et téméraire dans la vie, ne rapporte pas que des bénéfices.  Ça peut être dangereux.  Diaz subira des fractures au nez (quatre fois, en faisant du surf) et à un poignet (en pratiquant le judo pour préparer un rôle au cinéma).  En Australie, durant sa période de modeling, elle passera près de mourir d'un empoisonnement dû à l'alcool...

Mais cette façon de ne jamais s'en laisser imposer la servira aussi quand elle devra se défendre devant les tribunaux.  D'abord en 2003, contre le photographe John Rutter, qui lui demandait 3,5 millions de dollars pour ne pas publier des photos et une vidéo où elle apparaissait seins nus.  Diaz le poursuit pour chantage et tentative d'extorsion.  Elle gagne le procès et envoie Rutter en prison.

Puis, en 2005, alors que Cameron a une relation amoureuse avec Justin Timberlake, le National Enquirer écrit qu'elle a une aventure avec le producteur Shane Nickerson.  Diaz poursuit l'hebdomadaire américain et obtient une rétractation et des excuses pour cet article mensonger.

III -  La cheerleader modèle

On se doute bien qu'avec son déficit d'attention et son besoin de bouger continuellement (TDAH), la jeune Cameron n'aime pas les études et rester assise pendant des heures sur des bancs d'école.  Elle s'évade de cet ennui en fréquentant les salles de cinéma du voisinage, et elle assouvit son besoin d'action en participant assidument aux sports étudiants, dont le cheerleading.

Grande (à maturité elle atteindra 1,74 m. ou 5' 8½"), mince (ses amies la surnomme «squelette»), forte, fantasque, athlétique, jolie, ayant l'esprit d'équipe, la blonde adolescente a tout de la «all american cheerleader» typique.  Douée pour l'exercice physique, la voltige et l'acrobatie, que ce sport exige, Diaz y excelle.  Déjà confiante en elle-même, sa réussite, dans ce sport extrême et très compétitif, renforcera encore davantage son assurance et sa détermination, pour le reste de son existence.  

Toutes les qualités requises pour le pratiquer deviendront des atouts dans son futur métier d'actrice de cinéma.  Beaucoup de ses rôles impliqueront des chorégraphies, des danses, et des scènes d'action qu'elle apprendra et exécutera facilement, grâce aux aptitudes qu'elle a acquises et développées durant ses années de cheerleading.

Mais à la renommée école secondaire polytechnique de Long Beach (où a été tourné les films «American Beauty», de même que «American Pie»; et où ont aussi étudié des célébrités comme Snoop Dogg, Spike Jones et Paris Hiton), Cameron Diaz ne songe pas devenir actrice.  Ses intérêts se trouvent plutôt du côté des animaux.  La profession de zoologiste l'attire.  D'ailleurs, chez elle, Cameron possède toutes sortes d'animaux : chiens, chats, oiseaux, et même des souris pour nourrir ses deux serpents !

Mais à cause de son TDAH, tout au long de sa vie, Cameron Diaz sera impulsive et avide de changements (elle se lasse vite de tel ou tel état ou activité) que ce soit en ce qui concerne son travail (elle passe rapidement d'un film à l'autre) ou ses amours (elle enchaîne les relations amoureuses avec, entre autres, -outre Justin Timberlake-, Matt Dillon, le producteur Carlos De La Torre, Jared Leto et Alex Rodriguez).

IV -  Mannequin et aventureuse

Adolescente, Cameron Diaz attire les regards, ceux des garçons en particulier.  Son physique attrayant et sexy, ce large sourire qu'elle affiche en permanence et qui marquera sa personnalité joyeuse, la grande énergie qu'elle dégage, créent un magnétisme irrésistible autour d'elle.

Un magnétisme qui fera effet sur de nombreux photographes qu'elle rencontre dans des fêtes très animées, à Hollywood, où elle va souvent s'amuser.  À la blague, ils lui demandent : «hey ! tu veux être mannequin ?».  Un seul toutefois est sérieux et lui donne sa carte d'affaires.

C'est Jeff Dunas.  Il trouve cette fille "électrisante" par l'énergie et le magnétisme qu'elle dégage.  À ses yeux, cette dingue de cinéma est une heureuse combinaison de naïveté, de sophistication et de beauté.  Il travaille pour l'agence de mannequins "Elite" et il affirme qu'il peut la faire engager comme modèle pour cette compagnie.

La proposition plaît à l'audacieuse et aventureuse jolie fille de seize ans.  Excitée, elle en parle à ses parents et à ses amies qui l'encouragent à accepter cette offre alléchante.  Encore d'âge mineur, Cameron doit obtenir la signature de son père pour conclure son embauche, une semaine à peine après sa rencontre avec Dunas.

Ayant le physique et les compétences naturelles pour l'emploi, Diaz fait vite sa marque dans le modeling tout en poursuivant ses études.  Mais pour éviter les commérages, elle ne révèle pas sa nouvelle "carrière" aux gens de son école.

Cameron prend son travail au sérieux.  Elle pose pour des marques prestigieuses comme Calvin Klein, Nivea et Levi's.  Elle tourne un commercial pour Coca-Cola.  

Curieuse de nature et ayant toujours rêvé de découvrir le monde en voyageant à l'étranger, elle est gâté par son nouveau métier.  Pendant cinq années, plusieurs contrats, pour des séances de photographies, la font visiter des villes et des pays, partout dans le monde : Japon, Australie, Mexique, Maroc, Algérie, Paris...

On la retrouve en première page de revues de mode prestigieuses ou de magazines pour adolescents et jeunes adultes.  À l'époque, à la fin des années 80 et au début des années 90, elle peut gagner $ 2 000 par journée de travail.

V -  Actrice célèbre

Malgré ce succès fulgurant dans le domaine de la mode et de la publicité, Cameron Diaz se lasse de ce métier de top modèle.  Encore une conséquence de son TDAH qui la porte toujours à rechercher le changement.

Durant une séance de photographies pour L.A. Gear, elle rencontre le producteur de vidéos Carlos de la Torre.  Elle a 21 ans.  Elle vivra en couple avec lui pendant cinq années.  Cette association la rapproche de l'industrie du cinéma et elle décide d'auditionner pour un rôle principal (la chanteuse de jazz Tina Carlyle) dans le film The Mask (1994).

Elle n'a ni expérience, ni formation à titre d'actrice, mais les producteurs sont séduits par son look et son talent "naturel".  Elle décroche le rôle.  Elle suivra quelques cours d'acteur mais sa carrière cinématographique décollera hâtivement et rapidement.

En 2002, Diaz sera seulement la deuxième actrice (après Julia Roberts) à recevoir un cachet de 20 millions de $ pour un rôle dans un film (Charlie's Angels).  Sa carrière sera longue (25 ans), prolifique, et lucrative (sa fortune est estimée à 150 millions de $).  Elle a remporté une multitude de prix et de trophées, à la maison (USA), comme à l'international, pour son brio dans les films «There's something about Mary», Charlie's angels», «My best friend's wedding» et «Bad teacher», etc.

Elle a confié que, durant sa carrière au cinéma, elle a rarement lu le script des films dans lesquels elle a joué parce que, de toute façon, elle avait du mal à les comprendre.  Il lui importait peu qu'elle connaisse l'histoire d'une comédie dont elle pouvait très bien jouer les scènes séparément, dans le désordre, sans qu'elles soient reliées logiquement entre elles.

Artiste visuelle très créative, ayant bon goût, elle a même déjà collaboré à la création de costumes pour certains films dont elle faisait partie de la distribution.  

Le 22 juin 2009, elle devenait la 2 386e célébrité a avoir son étoile et son nom gravés sur le fameux «Hollywood Walk of Fame».  

Ce glorieux passage sous les projecteurs de Hollywood sera également payant pour les producteurs des films dans lesquels elle a brillé.  Pour chaque dollar qu'ils défrayeront pour ses services, il leur rapportera neuf dollars de revenus.

VI - Retraite, maternité et activisme

Si Cameron Diaz ne s'est pas lassée de son métier d'actrice (comme cela a été généralement son habitude, pour n'importe quoi, tout au long de sa vie, à cause de son TDAH), c'est qu'il lui permettait de se retrouver dans la peau de plusieurs personnages différents et qu'il lui a aussi permis de se faire une foule d'ami(e)s (dont Drew Barrymore, Gwyneth Paltrow, Reese Witherspoon, Nicole Richie, Demi Moore, Bradley Cooper, Stella McCartney) qui lui sont encore fidèles, même si elle a mis fin à sa carrière au cinéma, en 2017.

Dans le milieu assez artificiel des vedettes de Hollywood, elle a toujours eu la réputation d'être gentille, humble sympathique, drôle, et cool !  Elle est aussi renommée pour être superstitieuse et retardataire !

Même retirée, elle occupait encore récemment le 5e rang au classement annuel des actrices les plus rémunérées. 

Après bien des fréquentations avec divers prétendants, Cameron a fini par en choisir un, le rockeur Benji Madden, avec qui elle est mariée depuis janvier 2015.  Le couple a accueilli leur premier enfant, une fille nommée Raddix Chloe Wildflower Madden, le 30 décembre 2019.  Certaines sources journalistiques ont affirmé que, malgré les apparences d'une grossesse simulée, Cameron aurait en fait eu recours à l'adoption ou à une mère porteuse pour avoir cette petite fille.

Hyperactive, Diaz le serait aussi sexuellement, d'après les nombreux commentaires qu'elle a faits à ce sujet au cours de sa carrière d'actrice.  Dès 1995, le magazine Empire la classait déjà dans les cent artistes les plus sexy de l'histoire du cinéma.  Entre autres classements du genre, en 2004, elle obtenait la 8e place au palmarès des femmes les plus sexy, selon un vote du mensuel masculin FHM.  L'année suivante elle était 11e sur la liste Hot 100 de Maxim.

Elle a déjà déclaré : «le sexe est mon sport favori.  J'en ai toujours envie.»  (...) «c'est naturel, bon pour la santé et nous sommes au monde pour ça.»  Elle ne craint pas d'avouer qu'elle regarde régulièrement des films pornographiques.  Elle aime avoir beaucoup d'action au lit.  Du genre des culbutes qu'elle faisait lorsqu'elle était cheerleader !  Elle a dit qu'il était normal, jusqu'à un certain point, qu'une femme puisse avoir une attirance physique pour une autre femme.  Mais elle a nié la rumeur selon laquelle elle aurait couché avec sa meilleure amie Drew Barrymore...

Tourner nue dans un film ne l'intéressait pas, si cela devenait la raison pour attirer l'attention (voyeurisme), et si ça ne servait pas vraiment le personnage qu'elle jouerait.  Elle n'a guère songé à la chirurgie plastique pour modifier son corps.  Elle aime son corps comme il est, au naturel.  Elle a essayé un peu le botox, mais elle a détesté le changement qu'il avait fait à son visage.

Elle dit s'inspirer de son modèle exemplaire, l'actrice Helen Mirren, pour vieillir naturellement, avec grâce, et en beauté.  Maintenant à la retraite, elle veut garder sa vie privée.  C'est pourquoi elle n'est pas du tout présente sur les médias sociaux.  Adepte de méditation, de fitness et de saine alimentation, elle a même écrit deux livres sur ce que doit être une santé idéale.

Féministe, activiste, aimant les animaux et la nature, elle milite pour leur sauvegarde et leur conservation.  

Maintenant, elle se concentre surtout sur son rôle de mère.  Si elle excelle autant dans ce rôle que dans tous ceux qu'elle a joués au cinéma, la petite Raddix Chloe aura bien de la chance et une vie excitante !

Parlant de vie exceptionnelle, celle de la chanteuse Billie Eilish l'est certainement aussi.  Talent précoce, comme Cameron Diaz, elle s'est fait connaître à treize ans, avec son méga succès "Ocean Eyes".  Cette pièce accompagne le montage photographique ci-dessous, avec les merveilleux yeux bleus de Cameron Diaz...


    

QUAND LE JETS FLIGHT CREW MET EN VEDETTE NEW YORK CITY !


Un anniversaire suscite souvent un moment de réflexion dans la vie d'un individu.  Il en va de même pour l'anniversaire d'un groupe, d'une institution, d'un pays ou d'un fait historique.

Et on marque le coup d'autant plus s'il s'agit de souligner un chiffre rond comme 10, 50 ou 100 ans d'existence.  On s'arrête alors pour penser au chemin parcouru; parfois étonné par ce temps qui nous rattrape, qui semble fuir, et qui vieillit tout sur son inexorable passage.

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Certains anniversaires apportent du bonheur et valent la joie d'être fêtés.  D'autres méritent davantage l'oubli parce qu'ils nous affligent de souvenirs amers ou douloureux.  Gais ou tristes, il faut s'efforcer d'en tirer des leçons, de la sagesse, de l'espoir, en mesurant comment, en tant qu'humain, ou en tant que partie prenante d'une association ou d'une nation, nous avons évolué au fil des années.

L'automne dernier, le Jets Flight Crew, l'équipe de cheerleaders des Jets de New York, un club de football professionnel de la Ligue Nationale des États-Unis (NFL), célébrait son 10e anniversaire.  Une belle opportunité pour ses membres, anciens ou actuels, ainsi que pour ses dirigeants et ses fondateurs, de jeter un regard sur le passé, sur les progrès du groupe et sur ses perspectives d'avenir.  Un exercice agréable et réjouissant puisqu'il permet de mesurer ses succès, depuis ses humbles débuts.

Avant même le grand rassemblement pour fêter l'événement, on s'était demandé comment il serait approprié de marquer de façon spéciale et significative cette première décennie de vie de la brigade des meneuses de claque des Jets.  Une bande de consoeurs très unies, pour la plupart des étudiantes universitaires provenant de New York ou du New Jersey.

Puisque le plus grand accomplissement de la troupe, dirigée depuis ses commencements par Denise Garvey, s'avérait être les liens affectifs qu'elle avait tissé avec les New Yorkais, on décida de changer la traditionnelle séance de photographies qui sert à l'élaboration du très populaire calendrier de l'équipe à chaque été.

Contrairement à l'habitude, plutôt que de tirer le portrait des Pom Pom Girls des Jets, en bikinis, en prenant pour décor les sites exotiques des Antilles ou d'autres Îles tropicales, on préféra les faire poser dans les rues du Big Apple, devant ce qui constitue les images de marque de la grande métropole américaine de plus de huit millions d'habitants.

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Après tout, les jolies cheerleaders des Jets se donnent en spectacle lors des matchs des footballeurs de l'équipe; et New York se révèle depuis longtemps comme la ville-spectacle par excellence, célèbre dans le monde entier.  Quoi de plus approprié que de les marier ensemble sur le calendrier du club, pour célébrer à la fois une troupe et une cité formidables ?!

Il faut savoir que les deux partagent bien des choses.  D'abord cet esprit typiquement New Yorkais selon lequel tout est possible (American Dream), et qu'il n'y a pas de limites à ce que l'on peut accomplir, et ce, dans n'importe quel domaine. 

Dans cette ville gigantesque qui ne dort jamais, le seul fait de survivre en arrivant à assumer l'exorbitant coût de la vie, constitue un exploit et une réussite en soi.  On doit sans cesse se battre et affronter une énorme compétition pour faire sa place dans cet immense puzzle à la fois fascinant et effrayant.  Ce qui représente un défi parfois impossible à relever pour les moins forts...

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Mais la peur ne fait pas partie de l'ADN du New Yorkais typique.  La confiance, teintée d'un peu de défiance et d'arrogance, est plutôt son apanage.  Ébranlés par les fameux attentats du World Trade Center en septembre 2001, les citoyens de New York se sont relevés en jurant que ce n'est pas cette horreur qui allait les abattre.  Plus déterminés que jamais, ils ont balayé les ruines et reconstruit en plus fort, en plus beau.  Comme l'ont fait leurs prédécesseurs tout au long de la riche histoire de leur ville-patrie.

Cette lutte pour vivre à la hauteur de cette mégalopole exigeante, cette compétition féroce pour y faire sa place, les meneuses de claque des Jets la connaissent bien.  Chaque année, des centaines de candidates se bousculent pour réussir à intégrer leur groupe sélect.  Les titulaires des postes du Jets Flight Crew doivent défendre leur place.  Une position uniquement réservée aux plus fortes, aux plus habiles, aux plus gracieuses, aux plus performantes, bref, aux meilleures.  Pour se hisser au "top du top", comme les meilleurs New Yorkais le font quotidiennement dans leur domaine d'expertise, les heureuses élues du Jets Flight Crew doivent travailler durement.

Gagner le sommet demande une passion sans borne; un savoir-faire et une forme physique irréprochables; une discipline de fer; un acharnement de tous les instants.  Des sacrifices et de la douleur aussi car les blessures représentent un risque constant.  Et surtout, plus que tout, vous devez croire en vous en vous répétant sans cesse "Yes I Can Make It" !

Présente dès le départ de l'aventure du "Crew", la coach Denise Garvey a vu sa bande de jeunes femmes progresser sans relâche.  Elle qualifie d'"excitant" ce qu'elle a vécu et continue de vivre avec ses protégées, que celles-ci soient "retraitées" ou encore actives.  En 2006, les filles qui les ont précédées avant la création officielle du squad, ne possédaient pas le statut de cheerleader.  Elles se contentaient du statut de "Flag Girls" ou porte-drapeau aux couleurs des Jets, quand elles couraient sur le terrain et dans le stade.

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De saison en saison, les membres du Jets Flight Crew, sous la direction éclairée et professionnelle de leur respectée entraîneuse Denise Garvey, ont raffiné et poli leur style et leurs chorégraphies.  Dans leurs activités extérieures, en contribuant à la vitalité de la ville ainsi qu'à des oeuvres humanitaires au profit de la communauté, elles ont gagné le coeur des New Yorkais.  

Si, comme les meilleurs d'entre eux, vous avez accédé à la réussite, en vertu d'efforts considérables, vous comprenez la valeur de chacune de vos coéquipières.  Tout au long de la décennie qu'elles viennent de fêter, les filles du Crew ont créé et entretenu de solides et profondes amitiés qui les unissent pour toujours.  Parce qu'elles ont fait partie de quelque chose d'unique et de mémorable.  Que le temps ne pourra pas effacer.  Joyeux anniversaire et longue vie !

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Dix ans, ça représente juste assez de temps pour établir une tradition d'honneur, d'excellence et de fierté.  Le temps a fait son oeuvre.  Denise Garvey et ses filles ont rempli leurs promesses.  Et en posant dans les rues de New York pour la revue annuelle des Jets, elles ont voulu montrer qu'elles s'étaient élevés à la hauteur de cette ville extraordinaire.

Sur l'air de "Welcome to New York", de la populaire chanteuse américaine Taylor Swift, voici un diaporama mettant en vedette le Big Apple et ses cheerleaders spectaculaires, dont les performances et la charmante allure sont dignes des shows de Broadway !


QUAND JESSICA S. RENCONTRA DONALD TRUMP...


Ce blogue traite habituellement des vedettes féminines qui ont déjà été cheerleaders dans leurs jeunes années.  Mais cette fois-ci, je veux parler des cheerleaders actuelles et leurs relations avec des stars.  Aux États-Unis, le mouvement #MeToo (ou #BalanceTonPorc en France) a été lancé en octobre 2017 par l'actrice américaine Alyssa Milano (photo ci-dessous).  C'est à cette période, par la voie des médias sociaux, qu'elle s'est mise à encourager toute personne victime de harcèlement ou d'agression sexuelle à dénoncer les coupables.

Depuis ce temps, le mouvement a pris une grande ampleur et s'est répandu dans plus de vingt-cinq pays à travers le monde.  Beaucoup de femmes et, dans une moindre mesure, des hommes, dans tous les domaines, non seulement dans les sphères artistiques, sportives et militaires, ont su dépasser leur peur, leur honte et leur désillusion pour briser le silence et révéler les atteintes à leur dignité et à leur intimité.

Le phénomène des hommes puissants, célèbres, et ultra-riches, abusant de leur pouvoir et de leur influence pour se croire tout permis, y compris un sous-entendu «droit de cuissage» auprès de la gent féminine, est presque vieux comme le monde.  Il relève pratiquement du règne animal.

Dans un monde supposément civilisé, cela dépasse l'entendement et le respect de la dignité humaine que des hommes comme Harvey Weinstein ou même l'actuel président des États-Unis profitent de leur statut pour abuser sexuellement des femmes en échange de faveurs (pour faire avancer leur carrière ou la détruire, si la femme se refuse à eux).



L'autre jour, j'ai entendu Janette Bertrand, -qui a énormément contribué à l'émancipation et à la libération de la femme au Québec-, parler de comment ça se passait dans les années 1950 pour ses consoeurs qui tentaient d'entrer sur le marché du travail, en ces temps où celles-ci étaient encore largement relégués au foyer dans leur rôle de mère et de ménagère.  Par exemple, pour obtenir un poste de secrétaire, il n'était pas rare que la prétendante doive coucher avec le patron !

À en croire les très nombreuses victimes dénonçant leur abuseur dans le cadre de #MeToo, les temps n'ont pas tant changé.  Il faut dire que la situation n'est pas à sens unique.  Certaines femmes ont pu faire de fausses accusations ou user de leurs charmes pour séduire ou faire chanter des hommes de pouvoir afin de promouvoir leur carrière ou se faire entretenir.

Peu importe, il est grandement temps que les choses changent et que les femmes se fassent respecter.  En espérant qu'un mouvement comme #MeToo ne s'épuise pas et devienne un coup d'épée dans l'eau.

Le sexisme, la discrimination, l'exploitation sexuelle et le phénomène de la femme-objet ont aussi affecté le domaine du cheerleading, notamment dans la Ligue Nationale de Football Américain.  Les meneuses de claques de la NFL ont récemment commencé à dénoncer leurs conditions de travail et les miettes qu'on leur donnait pour salaire.

Certaines ont même entamé des poursuites judiciaires en affirmant avoir été "pelotées" lors d'un rassemblement pour une oeuvre de charité.  D'autres encore ont demandé justice parce qu'elles affirment avoir été épiées sournoisement dans leur vestiaire par des membres des équipes de football adverses.
    

Le problème c'est aussi qu'un changement de culture doit encore s'opérer chez les jeunes femmes.  En août 2008, la Pom-Pom girl Jessica S. (photso), membre du squad de cheerleaders des Jets de New York de 2008 à 2013, s'est assise sur les genoux de Donald Trump lors d'un party de lancement de saison du club de New York -ville où le milliardaire américain en menait très large à ce moment-.  Trump la serre contre lui.  Dans quelle mesure est-ce un comportement déplacé ou non ?  Est-ce que cela faisait partie du travail ou du mandat de «relation publique» de Jessica ?

Plus tard, cette dernière posa nue pour le magazine masculin MAXIM.  Pourquoi ?  Était-ce une suite logique à ses danses sexy le long des lignes de côté du stade des Jets à New York ?  Pensait-elle faire avancer ainsi son cheminement vers la carrière de mannequin dont elle rêvait ?

#MeToo a déjà commencé à changer la manière de traiter les femmes, notamment dans les domaines du show business et du sport.  Plusieurs organisations ont carrément aboli l'utilisation de jeunes et jolies filles sexy lors de leurs événements.

On pense, entre autres, aux paddock girls qui se promenaient très courtement vêtues sur les pistes de course motorisées.  Ou des hôtesses sexy que l'on voyait dans des salons lors de congrès d'informatique ou d'automobiles.

Depuis peu, on repense également le rôle des cheerleaders dans la NFL.  Non seulement on révise leur salaire à la hausse -quoique plusieurs meneuses de claque ne gagnent pas beaucoup plus que le salaire minimum dans certains états, alors que beaucoup des footballeurs qui les côtoient empochent des salaires annuels entre cinq et trente-cinq millions de $ et que la mascotte du club peut faire $ 65 000 par saison-, mais on commence timidement à rendre moins drastique leur régime ou leur code de conduite.  



Les règles sont encore trop strictes en ce qui concerne les soins de beauté -maquillage, coiffure, propreté-, le poids sévèrement contrôlé, la façon polie de répondre aux partisans -souvent alcoolisés- qui les harcèlent et voudraient bien les déshabiller encore plus qu'elles le sont déjà !

Bien sûr, ces incidents déplorables sont heureusement rares.  Presque tous les fans de football sont respectueux à l'égard des cheerleaders.  Mais celles-ci doivent rester anonymes -pour des raisons de sécurité, on ne révèle pas leur nom de famille- pour éviter que des curieux ou des harceleurs découvrent où elles habitent et aillent les importuner.

Même lorsqu'elles ne sont pas au travail, elles doivent respecter un code vestimentaire strict -exemple : pas de jeans-, bien se tenir -croiser les jambes lorsqu'elles s'assoient-, ne pas mâcher de gomme.  Elles doivent même suivre les directives sur la façon de porter des tampons hygiéniques !


Puisqu'elles portent souvent des costumes ou des uniformes très sexy dévoilant amplement leur poitrine et leurs cuisses, elles doivent s'assurer de la fermeté et du galbe de leurs seins.  Pour respecter les normes physiques qu'on leur impose, y compris lors des auditions stressantes qu'elles doivent passer pour avoir leur place dans le squad officiel des équipes, les filles s'astreignent à des diètes sévères quand ce n'est pas de l'anorexie.

Même après la fin de leur carrière de meneuses de claque, certaines d'entre elles se retrouvent avec des problèmes sérieux de déformation morphologique, de troubles alimentaires, d'anxiété, de dépression, causés par la discipline imposée par les règlements abusifs qu'on leur à fait endurer pendant leur passage à titre de cheerleader des clubs de la prestigieuse NFL.



Les cheerleaders ont-elles encore leur place dans la Ligue Nationale de Football ?  Certains pensent que non, surtout les féministes.  Moi je crois qu'elles devraient revenir à leur pratique originale, celle qu'elles ont probablement exercé dans leurs années d'enfance ou d'adolescence, à l'école ou au collège.  Avec un uniforme plus sobre, plus traditionnel, comme celui porté par les meneuses de claque des universités.

Le vrai cheerleading c'est celui qui s'apparente à la gymnastique avec ses sauts et ses voltiges acrobatiques.  C'est un vrai sport.  La NFL l'a dénaturé pour le remplacer par de la danse.  C'est une autre forme de spectacle qui est certes agréable à voir mais qui est allé trop loin dans la démesure...