On peut facilement comprendre que le cheerleading ait pu préparer ou aider des actrices, danseuses ou chanteuses professionnelles à exceller dans leur métier. L'actrice et mannequin Megan Fox a été cheerleader, lorsqu'elle était adolescente, à son école de l'Académie Morningside, à Port St-Lucie, en Floride. Même si elle ne l'a jamais mentionné explicitement, cette expérience a probablement contribué à ses performances, que ce soit au cinéma, à la télévision ou devant les objectifs des photographes de mode.
D'ailleurs, on a pu la voir en pom pom girl dans deux films : en 2004, dans «Confessions of a Teenage Drama Queen», où elle joue la rivale du personnage incarné par Lindsay Lohan; et en 2009, dans le drame d'horreur «Jennifer's Body» (photo ci-dessus).
C'est fascinant que certaines actrices célèbres aient vécu l'expérience du cheerleading à la fois dans la vraie vie et à l'écran. Voici quelques exemples marquants : Kirsten Dunst (https://cheerleadersetstars.blogspot.com/2023/12/le-cheerleading-aide-kirsten-dunst.html), Gabrielle Union et Eliza Dushku ont toutes joué dans le film «Bring it On (2000); Christina Milian est apparue en meneuse de claque dans «American Girls 5 ⇾ Bring it On Fight to the Finish» (photo ci-dessous); et Ashley Benson a fait de même dans «American Girls 4 ⇾ Bring it On in it to Win it».
En parcourant les biographies, ou en regardant les récits de vie de personnalités célèbres ayant connu beaucoup de succès, on remarque souvent qu'elles faisaient preuve d'une grande détermination, et qu'elles étaient animées par une passion ardente. Megan Fox a rempli ces critères dès son plus jeune âge. Dotée d'une forte personnalité, elle a toujours su ce qu'elle désirait, et ce qu'elle refusait à tout prix.
Par exemple, à seulement deux ans, en 1988, après avoir regardé «Le Magicien d'Oz», elle n'a aucun doute : elle décide qu'elle deviendra actrice. Dès lors, dans sa ville natale d'Oak Ridge, au Tennessee, elle insiste pour qu'on l'appelle Dorothy (le prénom de l'héroïne du film) et ne porte que les célèbres chaussures rouges, ainsi que la robe en vichy de Dorothy, confectionnée par sa mère.
Ce désir profond de devenir actrice n'était pas un caprice d'enfant. Megan a de la suite dans les idées. À cinq ans, elle suit déjà des cours de danse et de théâtre. Et plus tard, elle quittera même son école secondaire pour entamer au plus tôt sa carrière dans le monde du divertissement. Elle achèvera ses études par correspondance et, à l'âge de 17 ans, elle s'installera à Los Angeles pour réaliser son rêve de devenir actrice.
Quitter l'école aussi rapidement lui conviendra parfaitement, car elle déteste ses études, trop formelles à son goût, et subit du harcèlement et de l'intimidation. Ses camarades de classe vont jusqu'à lui jeter des sachets de ketchup et de moutarde, à la cantine. Pour manger en paix, elle se réfugie dans les toilettes.
Pourquoi un tel traitement ? C'est parce qu'elle dérange mademoiselle Fox ! Diagnostiquée avec un TDAH (trouble de l'attention avec hyperactivité), elle prend des médicaments depuis son enfance. Elle a un problème d'attitude car elle se sent plus d'affinités avec les garçons qu'avec les filles.
Elle confiera plus tard : «Je ne faisais pas partie des populaires au high school, tout le monde me détestait, et j'étais tout le temps bannie, mes amis n'étaient que des garçons, j'étais agressive, et les filles ne m'appréciaient pas à cause de ça. Durant toute ma vie , je n'ai eu qu'une seule amie».
Ces problèmes trouvent-ils leur origine dans l'éducation qu'elle a reçue durant ses premières années ? Ses parents (photo ci-dessus), de religion pentecôtiste, se sont séparés alors que Megan avait seulement trois ans. Ils ont divorcé deux ans plus tard, en 1991. Sa mère s'est remariée en 1996, et avec son nouveau conjoint, ils ont élevé Megan de manière très stricte, imposant des règles rigides, et ayant des idées fixes sur ce qui était bien ou mal. Par exemple, Megan n'avait pas le droit d'inviter un petit-ami, ou des amis, chez elle.
Privée de liberté durant son enfance, est-ce la raison pour laquelle Megan Fox deviendra rebelle, insoumise et anticonformiste à l'adolescence, puis au début de sa carrière ? Peut-être que ce sentiment de révolte, que cette agressivité, se trouvaient déjà dans ses origines irlandaises, anglaises, et cherokee (peuple amérindien).
Peut-être que ce mélange d'origines a contribué à sa beauté sublime et absolument remarquable. C'est d'ailleurs un trait fréquent chez de nombreuses grandes beautés féminines et top modèles : elles proviennent souvent d'une mixité de différentes races.
C'est justement cette beauté exceptionnelle et ce charme naturel qui ont poussé Megan Fox à participer à des concours tels que les «American Awards 1999» et la «Talent Convention», où elle a été distinguée par plusieurs prix. Elle gagne alors en confiance et dispose des atouts nécessaires pour lancer sa carrière de mannequin. Elle n’a alors que 13 ans.
On l'a verra dans des campagnes publicitaires, et la suite sera fabuleuse. Plus tard, à l'âge adulte, alors que sa carrière d'actrice est déjà bien établie, elle marquera les esprits ainsi que le monde de la mode en devenant une icône incontestée de l'élégance et de la beauté. À 1,63 mètre (5'3½"), et avec des mensurations de 86-61-86 (34-24-34), son physique correspond parfaitement aux standards du mannequin idéal.
Son influence se fera sentir avec audace, et de par son statut de sex-symbol, dans de prestigieux magazines comme Maxim, FHM, Rolling Stone, Elle, GQ, Cosmopolitan, Esquire. Elle sera avant-gardiste et définira une esthétique glamour, gothique et edgy lors des «Fashion Weeks», et sur différents tapis rouges, en portant entre autres les créations de Maeve Reilly, Frederick's of Hollywood (lingerie), Mugler, Jean Paul Gaultier, ou Zuhair Murad.
Véritable muse pour des marques renommées comme Balmain, Dolce & Gabbana, Georgio Armani, L'Oréal, Dior, Calvin Klein ou Hugo Boss, Megan Fox, par son attrait et son sens de la mode, est devenue une figure emblématique de l'industrie. Plus récemment, en 2023, elle a fait des vagues, en posant dans le fameux numéro «spécial maillots de bain» du magazine Sports Illustrated (photo ci-dessus).
En 2008, les magazines FHM et Maxim ont désigné Megan Fox comme la plus belle femme, et la femme la plus sexy du monde. Pourtant, la principale intéressée a déclaré qu'elle n'avait jamais aimé son corps, et qu'elle ne se voyait pas de la même manière que les autres la voient.
Comment expliquer une telle contradiction ? C'est parce que Megan Fox souffre d'une pathologie étrange : la dysmorphophobie. C'est un trouble psychologique lié à l'image de soi, provoquant une perception déformée et négative de son propre corps, souvent centrée sur des défauts imaginaires ou inexistants.
Ce trouble mental engendre de nombreuses et profondes insécurités, une faible estime de soi, ainsi que des comportements autodestructeurs, chez la célèbre top-modèle. Pour combattre ce mal-être, Megan Fox suit un régime alimentaire spécial, et pratique du sport plusieurs fois par semaine.
Elle a également confié qu'elle souffrait de plusieurs phobies : la peur du noir, la peur de prendre l'avion, ainsi que la peur des germes dans les toilettes publiques et sur les couverts des restaurants. Elle ne supporte pas le bruit des gens qui respirent, et elle a une aversion pour le papier sec, au point de toujours garder un verre d'eau à portée de main, lorsqu'elle lit.
Complexée par l'apparence de son corps et de son visage, au fil des années, elle aurait eu recours, d'après certains spécialistes, à une rhinoplastie pour affiner son nez, à des injections de botox dans les lèvres, et à l'ajout d'implants mammaires.
C'est grâce à son travail de mannequin qu'elle s'est fait remarquer par les producteurs de films et d'émissions de télé. L'inverse est également vrai : elle a souvent été photographiée dans des éditoriaux de mode en rapport avec ses rôles au cinéma.
Megan Fox commence sa carrière cinématographique en 2001, à 15 ans. On la voit dans un film de Steve Purcell, «Vacances sous les Tropiques», dans le rôle de Brianna Wallace. Les deux années suivantes (2002-2003) elle incarne Ionne Starr dans la série télévisée «Ocean Ave». Au petit écran on la voit aussi dans l'épisode 5 de la saison 2 de «Ce que j'aime chez toi».
En 2003, une polémique surgit lorsque le réalisateur Michael Bay la filme en bikini, dansant sous une cascade, dans «Bad Boys 2». Pour les critiques, cela représente une sexualisation d'une mineure.
Bay reviendra plus tard, en 2007, avec les «Transformers», une série de productions à succès et à gros budgets. Pour un des rôles principal de ces films, Bay cherche une actrice capable de combiner sex-appeal et intensité dramatique dans un univers explosif !
Megan Fox, avec son look percutant et ses expériences en télévision (notamment dans «Mon oncle Charlie» et «Help» en 2004; et surtout «La Star de la famille» de 2004 à 2006), cochait toutes les cases pour le rôle en question. Elle avait aussi une certaine audace et une énergie brute qui ont séduit les producteurs, dont faisait partie le célèbre Steven Spielberg.
Après le succès fulgurant des deux premiers films de la série, Megan Fox est devenue une vedette internationale. Son charme magnétique et sa présence impressionnante à l'écran ont produit un effet incroyable ! On la compare à Angelina Jolie pour son allure rebelle et sensuelle, ainsi que ses nombreux tatouages. Des années plus tard, Megan a dit souffrir de la comparaison : «Je ne veux pas la rencontrer. Je serais gênée».
Mais Fox va commettre une grave erreur en critiquant Michael Bay pour ses méthodes de travail dangereuses lors des tournages. Elle le compare à Hitler parce qu'elle estime qu'il agit en dictateur en négligeant la sécurité des acteurs et des actrices sur les plateaux de tournage. Elle déclare : «C'est un cauchemar de travailler avec lui. On échappe de peu à la mort quand on tourne un Tranformers».
Spielberg demande alors à Bay de mettre fin au contrat de cette insolente. Fox est alors écartée de la production du 3e film de la série des Transformers («La face cachée de la Lune»). Et pendant un certain temps, son franc-parler et son attitude arrogante lui vaudront d'être exclue des grandes productions cinématographiques.
La critique de Megan envers Michael Bay était pourtant légitime, comme l'ont confirmé d'autres acteurs et actrices par la suite. Cependant, au moment où elle a été exprimée, cela s'est avéré une erreur pour la jeune star. Plus tard, elle a avoué : «Ça a vraiment été le pire moment de ma carrière» (...) «Tout ce que j'avais à faire était de m'excuser, et j'ai refusé. J'étais si suffisante à 23 ans, je ne voyais pas que ce serait le meilleur pour moi. Je me prenais vraiment pour Jeanne d'Arc».
Être bannie, marginalisée, Megan Fox l'avait aussi été à l'école. Sa franchise sans détour, son caractère d'outsider, et sa ferme volonté d'affirmer son identité lui ont parfois coûté cher. Y compris, sans aucun doute, d'importants rôles au cinéma et à la télévision, qui auraient été très lucratifs.
Elle a souvent dû se contenter de jouer dans des films plus marginaux, réalisés par des cinéastes indépendants. Mais c'était aussi par choix, pour échapper au formatage sexiste imposé aux actrices de Hollywood par les grands producteurs de l'industrie. Elle a rejeté le diktat «Sois belle et tais-toi», de même que l'exploitation à outrance de sa sensualité et de son sex-appeal.
Depuis son enfance, elle a toujours été une volontariste affirmée, et tout au long de sa carrière, elle n'a cessé de cultiver son désir d'affirmation à travers ses convictions profondes. Cela transparaît dans ses rôles de femmes fortes, parfois sexualisées, certes, mais également rebelles et indépendantes, comme Mikaela dans «Transformers», ou Jennifer dans «Jennifer's Body» (photo ci-dessus).
Profitant de son statut de star, elle a eu le luxe de choisir des rôles qui lui permettaient de reprendre le contrôle de son image. Par exemple, au lieu de suivre le genre de films mettant en avant son allure sexy, elle s'est tournée vers des comédies révélant d'autres aspects de son talent d'actrice.
Sexualisée très jeune, notamment dans cette scène controversée de bikini mouillé de «Bad Boys II», et dans ses démêlées avec le cinéaste Michael Bay (photo ci-dessus), Megan Fox s'est élevée contre les dérives de l'industrie cinématographique, et les abus de pouvoir des maîtres de Hollywood.
C'était risqué et elle en a payé le prix, mais aujourd'hui, plusieurs années plus tard, le public reconnaît son courage d'avoir dénoncé les travers et les vices de ce milieu, impitoyable à plusieurs égards.
Car bien avant le mouvement «#MeToo», Megan Fox avait lancé l'alerte sur les violences et le harcèlement sexuels de certains producteurs de films comme Harvey Weinstein. Elle disait : «"Hé ! Ces choses sont en train de se passer et ça ne va pas", mais tout le monde me répondait : "Va te faire voir. On s'en fout de ce qui t'arrive"». Non seulement elle a été ignorée, mais on l'a blâmée, à l'époque, pour ses graves commentaires.
Megan a aussi critiqué les standards de beauté irréalistes imposés aux actrices à Hollywood. Les avis des producteurs étaient fréquemment brutaux et incohérents. Ils exerçaient une énorme pression sur les actrices pour qu'elles se conforment à une image irréaliste et inatteignable. Megan Fox ajoute : «Je n'étais jamais assez parfaite. J'étais trop grosse. Trop Maigre. Stupide. Malpolie. Une mauvaise actrice...».
Elle subissait une hypersexualisation permanente. On utilisait systématiquement son image et son apparence sans tenir compte du rôle ou du contexte des films dans lesquels elle jouait. En brisant ce cercle vicieux et en sensibilisant le milieu artistique, Megan Fox a contribué à redéfinir les règles du jeu. Elle a forcé l'ouverture d'un débat culturel sur la manière dont l'industrie traite les femmes, en particulier celles qui sont sexualisées dès leurs débuts.
En parlant de ses troubles mentaux, de son harcèlement scolaire, et de ses phobies sociales, Megan Fox a brisé le mythe de la célébrité parfaite. Cela a permis à d'autres femmes dans l'industrie de revendiquer leur vulnérabilité, sans honte. Elle a aussi mis en lumière le double standard : les hommes excentriques sont vus comme des génies, tandis que les femmes sont souvent jugées instables ou ingérables.
Tous ses combats, Megan les a relatés dans un livre paru en 2023 : «Pretty Boys Are Poisonous». Elle écrit sur ses blessures psychologiques, et elle dénonce les relations toxiques et les abus qu'elle a subis. Elle révèle qu'elle n'est pas du tout sociable.
Mère de quatre enfants, cette féministe convaincue et convaincante se dit bisexuelle, et elle estime qu'au fond, tout le monde peut être attiré aussi bien par une femme que par un homme, quel que soit son genre. On lui a déjà attribué une relation avec une autre reine de beauté, la top-modèle Adriana Lima (photo ci-dessus), et elle a ouvertement exprimé une forte attirance pour l'actrice Olivia Wilde.
Aujourd'hui, à 39 ans, à la veille de célébrer l'anniversaire des 25 ans de sa double carrière d'actrice et de mannequin (une trentaine de films et une quinzaine d'émissions de télé, à part les apparitions dans quatre clips musicaux et quelques documentaires), Megan Fox semble plus centrée sur sa famille, sa santé mentale et son art, loin des projecteurs superficiels.
Ayant à composer avec ses handicaps psychologiques et une audace risquée, Megan Fox a réussi à en faire des moteurs de création et d'influence. Une influence à la fois flamboyante et complexe sur la culture pop. On lui rend hommage pour avoir survécu à l'objectification et d'en avoir fait une force.
Elle ne s'est pas contentée d'être un mannequin comme les autres, et une actrice hollywoodienne à succès. Malgré quelques contradictions, elle est devenue une icône culturelle, une force de résilience, un symbole de beauté moderne, et une voix critique face aux stéréotypes et aux normes imposés par l'industrie du divertissement.
Elle n’a jamais hésité à aborder des sujets tabous que personne n’osait évoquer. Cette artiste intrépide a affirmé une féminité libre et assumée bien avant que cela ne soit considéré comme "acceptable" par la société. Cela a influencé la génération suivante, celle des actrices Florence Pugh, Sydney Sweeney ou Anya Taylor-Joy. Elles doivent lui en être toutes reconnaissantes...
Il y a six ans, dans la vidéo ci-dessous, Megan Fox parle des premiers moments importants dans sa carrière d'actrice.
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L'artiste peintre Zoey Frank s'y connaît en beauté. Son studio est un laboratoire de découvertes picturales fantastiques. C'est à voir sur mon blogue «VISIONS FANTASMAGORIQUES» (https://visionsfantasmagoriques.blogspot.com/2025/08/dans-le-fascinant-laboratoire-pictural.html).
Plusieurs vedettes comme Megan Fox ont paradé dans le numéro «Spécial Maillots de Bain» de Sports Illustrated. Je montre les plus impressionnantes sur mon blogue «COVER GIRLS DU SPORT» (https://covergirlsdusport.blogspot.com/2025/05/de-steffi-graf-sunisa-lee-en-passant.html).
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