LES CHEERLEADERS DES DOLPHINS S'ÉCLATENT SUR "CALL ME MAYBE" DE CARLY RAY JEPSEN !


Justin Bieber a eu le coup de foudre pour elle. Katy Perry l'adore encore et on croirait en effet qu'elle est faite pour elle. C'est aussi une des préférées du président Barack Obama. Même les cheerleaders des Dolphins de Miami (voir vidéo en bas) l'ont adoptée. De qui ou de quoi parle-t-on ? Du tube de l'été - et même de l'année - : la chanson CALL ME MAYBE de la jeune Canadienne Carly Rae Jepsen. Oui, chaque été, un refrain accrocheur se transforme en vers d'oreille et se loge obstinément dans un coin de notre cerveau, comme une drogue dont on n'arrive plus à se passer. Cette rengaine d'été n'est souvent pas du tout compliquée : quelques accords joyeux, un air léger, un emballage sucré, des mots simples et faciles à retenir. Il suffit qu'une artiste s'inspire de son vécu et trouve l'harmonie entre ce qui plait au public et ce qu'elle ressent et...vlan ! Vous avez un succès qui fait chanter le monde entier et dont on fait même une version symphonique ! Sans même vous en doutez, vous avez visé dans le mille et vous faites rager bien des auteurs compositeurs interprètes qui, cent fois sur le métier, remettent leur ouvrage, pour arriver à rien d'intéressant.

Ce méga-hit, numéro 1 des palmarès dans 37 pays, a certes changé la vie de Carly Rae Jepsen, mais il n'est pas arrivé comme ça, tout seul, par hasard, comme le laisse entendre certains commentateurs mal informés. La jeune femme de 26 ans, née à Mission (Colombie-Britannique) connaissait un début de carrière prometteur à Vancouver, où elle et son groupe de musiciens avaient élu domicile depuis quelques années. Bien sûr, les débuts furent difficiles. Carly n'était pas connue et elle n'avait pas d'argent. Pour payer sa bande de collaborateurs, elle leur préparait des repas maison. Puis, en 2007, la future vedette pop participe au concours télévisé CANADIAN IDOL. Elle se classe en 3e position et, peu après, elle réussit à décrocher un premier contrat de disque avec FONTANA RECORDS. En septembre 2008, la petite Canadienne aux allures d'adolescente, lance sur le marché son premier album, qui s'intitule TUG OF WAR. Auparavant, en juin, le premier simple, issu de cet enregistrement, était sorti. Il s'agissait d'une reprise de SUNSHINE ON MY SHOULDERS, une des plus belles chansons de John Denver.



Au printemps suivant, afin de faire la promotion de ce premier disque, Jepsen part en tournée à travers son pays natal. Ce n'est pas le grand luxe ! Elle voyage avec ses musiciens dans une mini-van du genre de celle que les mères de famille utilisent pour conduire leurs enfants à leur match de soccer ! Néanmoins, petit à petit, le succès lui sourit. Deux ans plus tard, la chanson titre de son album TUG OF WAR gagne le prix de la chanson de l'année aux CANADIAN RADIO MUSIC AWARDS. Encouragée par cette récompense, Carly Rae se remet au travail de composition afin de produire un nouvel album. Un jour, chez elle, pendant cette période de création, alors qu'elle improvise avec son guitariste Tavish Crowe, un refrain surgit rapidement de son imagination. Quatre jours plus tard, la chanson est complétée, et une première version est enregistrée avec pour titre CALL ME MAYBE. Pour Jepsen, il s'agit d'une chanson comme une autre. C'est en la faisait entendre à des membres de sa famille, qu'elle réalise qu'elle est peut-être "spéciale". En l'écoutant, une de ses tantes se met à danser. Évènement singulier car ce n'est pas dans ses habitudes d'exécuter ainsi quelques pas de danse. Cet enregistrement initial est très imparfait. Josh Ramsey, du groupe rock MARIANAS TRENCH, et collaborateur de longue date de la jeune chanteuse, améliore les arrangements de cette chanson en lui donnant une facture plus pop. Il faut préciser qu'au début de sa carrière, Carly était encore influencée par les goûts musicaux de ses parents, surtout de son père, un guitariste à ses heures, et un grand amateur de musique folk. Sans la touche géniale de Ramsey, CALL ME MAYBE, lancé en septembre 2011, comme premier simple de l'album CURIOSITY, n'aurait pas eu l'effet d'une bombe comme ce fut le cas par la suite.

Alors que la chanson atteint la 11e place au palmarès des ventes de disques au Canada, Jepsen est toute excitée à l'idée qu'elle réalisera son rêve de petite fille : voir son nom apparaître dans le Top 10 des plus grands succès des charts. C'est à ce moment précis que la super vedette canadienne Justin Bieber entend CALL ME MAYBE à la radio. Subjugué par cette mélodie, il partage sa découverte sur son compte TWITTER. Il vante le talent de Jepsen à son gérant Scooter Braun qui s'empressera de faire signer la jeune femme pour son étiquette SCHOOL BOY RECORDS. On connaît la suite, la chanson CALL ME MAYBE se retrouve sur toutes les lèvres et le vidéo officiel de ce titre célèbre atteint maintenant les 260 millions de visionnement sur YouTube. Tout un phénomène ! Bieber invite la nouvelle sensation à l'accompagner durant sa tournée mondiale et c'est ainsi qu'elle se produit devant des foules immenses comme celle de 300 000 personnes qui a récemment chanté avec elle à Mexico. Et aujourd'hui, c'est elle qui fait le tour de la planète, précédée de l'immense succès de sa fameuse chanson. Au récent MUCH MUSIC VIDEO AWARDS, Carly a remporté les trophées suivants : celui de la vidéo la plus souvent regardée, celui de la meilleure vidéo de l'année, et celui de la vidéo la plus populaire. Aux TEEN CHOICE AWARDS, elle est élue découverte de l'année et CALL ME MAYBE est choisi chanson de l'été. Pas mal pour ce petit bout de femme partie de presque rien...



Carle Rae Jepsen sera-t-elle un feu de paille ? Sera-t-elle l'auteure d'un seul méga succès (7,5 millions de copies vendues de CALL ME MAYBE) ? On verra. Tout ce qu'elle vise présentement c'est que les gens se sentent bien en chantant et en dansant sur sa musique. Une telle popularité ne lui monte pas à la tête. Elle reste près de sa famille et elle a conservé les mêmes amis qui lui sont fidèles depuis longtemps. Ce qu'elle aime le plus, c'est faire la fête avec eux. Avoir du bon temps... Elle découvre le monde grâce à sa tournée et elle trouve cette expérience fascinante. Avec la célébrité viennent aussi les critiques. On lui reproche notamment son "look" d'adolescente, une image fabriquée sur mesures pour plaire à ce public de jeunes qui l'ont adulée instantanément. Et puis il y a toutes ces parodies qui inondent le web et ces élans d'enthousiasme débordant que Carly prend avec légèreté et avec le sourire... Elle est ravie par ce qui lui arrive et elle est reconnaisante du tremplin que lui a offert Justin Bieber pour faire décoller sa carrière à la vitesse grand "V". Mais au-delà des apparences et d'une chanson bonbon, cette jeune femme est plus mature qu'on le croit... Et elle a tout l'avenir devant elle...


POUR TERI HATCHER, IL ÉTAIT TEMPS QUE LA TÉLÉ-SÉRIE "BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES" SE TERMINE.


Il y a quelques jours prenait fin la très acclamée télé-série américaine BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES (DESPERATE HOUSEWIVES). Après huit années de francs succès, le réseau ABC mettait un terme à cette populaire émission regardée par des millions de téléspectateurs chaque semaine, un peu partout à travers le monde. Comme il est coutume de le faire en pareilles circonstances, les comédiens, les techniciens et les artisans de cette grande production se sont rassemblés une dernière fois pour fêter cette oeuvre qui a été au coeur de leur vie pendant si longtemps. Parmi tous ceux et celles qui riaient en se rappelant de bons souvenirs ou qui versaient quelques larmes en regrettant que cet heureux temps appartienne déjà au passé, il manquait toutefois une personne importante. En effet, Teri Hatcher, l'une des actrices de premier plan de la série (elle jouait le rôle de Susan Mayer), brillait par son absence. Elle n'a pas participé non plus à l'échange de cadeaux qui a marqué la célébration. Il n'en fallait pas plus pour que les journalistes et les amateurs de potins de Hollywood lancent des rumeurs à propos de l'ambiance "empoissonnée" qui aurait régné ces derniers temps sur le plateau de tournage de BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois que la presse faisait mention de dissensions au sein de la troupe d'acteurs rendus célèbres par cette télé-série si adulée. Les principales personnes concernées ont toujours minimisé l'importance de ces petites crises "d'ego", d'ailleurs assez courantes dans le milieu artistique. Des frictions d'autant plus banales dans un groupe de vedettes qui se côtoient depuis longtemps et qui, fatalement, se pilent occasionnellement sur les pieds... Mais récemment, des propos assez virulents étaient venues aux oreilles des journalistes. Certaines sources d'informations plus ou moins anonymes attaquaient la réputation de Teri Hatcher. On disait qu'elle était détestable et méchante, dans l'entourage du plateau de tournage de l'émission. On prétendait que c'était une vraie peste, à un tel point que l'on avait décidé de la mettre à l'écart en raison de son comportement haïssable, de ses caprices et de son intolérance envers certaines manies de ses collègues (notamment à l'égard des fumeurs). Il paraît que lorsque ses grands yeux bruns se "gonflaient" de colère, ils pouvaient effrayer même les personnes les moins intimidables de son entourage... On avait aussi déjà remarqué que les autres actrices principales de la série sortaient régulièrement ensemble dans des lieux publics, mais jamais en compagnie de madame Hatcher.



Mais à la suite du party d'adieu de DESPERATE WIVES, puisque la télé-série était finie, il va sans dire que les comédiens interrogés par les scribes, au sujet des supposés agissements malveillants de madame Hatcher, n'ont pas voulu jeter de l'huile sur le feu en déblatérant contre elle. Certains ont même pris sa défense, mais en se limitant à louer son professionnalisme exemplaire, sans aller jusqu'à se prononcer sur sa personnalité ou son tempérament. Si c'est vrai que Teri Hatcher a un caractère parfois abrasif et des manières désagréables, on peut comprendre pourquoi en analysant sa biographie. Il n'est pas rare que des personnes qui, comme elle, ont vécu dans l'insécurité durant leur enfance, soient portées, plus tard, à compenser ce manque d'assurance par un surplus d'agressivité, pour se donner confiance. Au fil des entrevues qu'elle a accordées ces dernières années, cette fille unique née de l'union d'une mère programmeur d'ordinateurs et d'un père physicien nucléaire, a avoué qu'elle était une enfant solitaire qui supportait très mal les nombreuses disputes de ses parents. Ces derniers avaient une relation difficile. Craignant constamment qu'ils se séparent ou divorcent, Teri essayait toujours d'arranger les choses après leurs querelles. Par exemple, elle priait sa mère de se faire belle en revêtant une jolie robe afin qu'elle plaise à son mari. De même, elle insistait toujours pour que son père achète des fleurs à sa femme pour lui prouver qu'il l'aimait. Mais l'instabilité du mariage de ses parents n'était pas son seul souci. Depuis l'âge de cinq ans, un terrible secret hantait aussi ses jours et ses nuits : elle était abusée sexuellement par son oncle, Richard Hayes Stone. Elle ne révélera ce drame à personne, pas même à ses parents, avant l'année 2002. Elle aurait peut-être dénoncé plus tôt son bourreau si elle avait su qu'il allait faire d'autres victimes, dont une adolescente de 14 ans qui s'est enlevée la vie, cette année-là, incapable de vivre plus longtemps avec le traumatisme causé par les mauvais traitements que lui avait fait subir Stone. Face à ce destin tragique, Teri Hatcher avait compris qu'il était de son devoir d'aider les procureurs à faire condamner son agresseur pour qu'il arrête enfin de faire d'innocentes victimes. Stone fut condamné à 14 ans de pénitencier. Il est mort d'un cancer du colon, le 19 août 2008.



En raison des évènements terribles qui ont marqué son enfance et, plus tard, sa vie de jeune adulte, Teri Hatcher affirme volontiers, encore aujourd'hui, qu'elle est une survivante. Comme tant d'autres victimes de viol, elle aurait pu sombrer dans la dépression, dans l'alcoolisme, dans la drogue, ou, pire encore, elle aurait pu se donner la mort. Même si les choses ont bien tourné pour elle, cette gagnante d'un Golden Globe en 2005 pour son rôle dans BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES, garde encore des séquelles de son passé douloureux. «Je suis et je resterai toute ma vie une femme blessée. Ce n'est pas étonnant si je souffre de malaises et d'insécurité aussi bien dans ma vie privée que dans ma carrière. Chaque jour est un nouveau défi pour tourner la page de ce douloureux passé.» Elle a eu du mal à trouver le courage de dénoncer son violeur, mais ça lui a fait beaucoup de bien. «Après mes révélations, de nombreuses victimes de viol ont contacté la police pour permettre l'arrestation de leur agresseur. J'ai reçu des milliers de lettres de personnes des quatre coins du monde me remerciant de les avoir aidés à crever l'abcès.» Hatcher est heureuse d'avoir fait une différence dans la vie de toutes ces personnes. C'est ce genre d'impact qui lui fait apprécier son statut de vedette. Cette renommée lui permet d'être entendue et écoutée lorsqu'elle donne son avis au sujet de problèmes majeurs de la société. Elle aime exercer de l'influence dans la vie des gens. Mais, comme on l'a vu précédemment, ce n'est pas tout le monde qui apprécie son franc parler et sa "grande conduite".



Si Teri Hatcher a pu aussi bien affronter les obstacles et les épreuves c'est probablement à cause de sa nature très active. Elle est incapable de rester en place, il faut qu'elle bouge, «sinon je suis très malheureuse.» Elle n'est heureusement pas du genre à s'apitoyer sur son sort. L'activité physique lui a toujours été nécessaire. Enfant, elle a suivi des cours de ballet qui, à leur tour, l'ont incité à faire du cheerleading. À son école, grâce à son enthousiasme et à son talent de leader, elle est devenue rapidement la "meneuse" des meneuses de claques de l'équipe de football. Dans le cadre de cette chronique, nous avons vu qu'il est assez fréquent que des pompoms girls deviennent des vedettes du show business ou des personnes importantes dans la société. Il est cependant plus rare (3% seulement des candidates) que ces adolescentes cheerleaders fassent le saut chez les meneuses de claques professionnelles avant d'accéder à une carrière intéressante dans d'autres domaines. Ce fut le cas de Teri Hatcher, dont le premier emploi rémunéré a été celui de meneuse de claques des 49ers de San Francisco, de la Ligue Nationale de Football. C'était en 1984. Elle avait 19 ans. Son salaire ? Une quinzaine de dollars par match, très très loin des $ 400 000 dollars qu'elle empochera 25 ans plus tard, pour chaque épisode de DESPERATE WIVES !



La vie amoureuse de Teri Hatcher n'a pas été un jardin de roses. Divorcée de son premier époux, avant même que les photos de noces soient développées (comme se plaisait à le dire humoristiquement son ex), la ravissante brunette a à peine eu plus de chance avec son second mari, l'acteur Jon Tenney. Le couple a eu au moins le temps de concevoir une fille, Emerson Rose, durant les neuf années qu'il a survécu. Hatcher s'est d'ailleurs accrochée à son union avec Tenney à cause de sa fille et en se souvenant qu'elle-même avait tout fait durant son enfance pour que ses parents restent ensemble. Mais, de guerre lasse, et étant profondément malheureuse, Teri a fini par se résigner à ce divorce douloureux. Se sentant coupable de priver sa fille d'un foyer uni, elle s'est efforcée d'être la meilleure mère possible pour son enfant. Afin que Emerson Rose (photo ci-dessus) n'ait pas une enfance perturbée comme la sienne, Teri n'a pas voulu fréquenter d'autres hommes et imposer un beau-père à sa fille unique. Elle est convaincue que cette mise en veilleuse de sa vie amoureuse a fait d'elle une meilleure mère puisque cela lui a permis d'être plus présente durant l'enfance de sa fille et de contribuer davantage à son éducation. Cette période a aussi correspondu à une éclipse sur le plan de sa carrière. Ce qui, somme toute, a été bénéfique et heureux à ce moment de sa vie personnelle, puisqu'elle avait fait du bonheur de sa fille sa grande priorité.



Avant de vraiment percer dans le show business, en 1993, grâce à son rôle de Lois Lane dans la télé-série LOIS & CLARK : THE NEW ADVENTURES OF SUPERMAN, Teri Hatcher avait connu, pendant près d'une dizaine d'années, une carrière faite d'échecs et de demi-succès. On l'avait surtout remarquée dans quelques épisodes de séries populaires à la télé et dans des rôles de vamp sexy au cinéma, dans des films de second ordre. Il faut dire qu'elle avait le physique de l'emploi. En 1997, les lecteurs de la revue masculine FHM l'ont d'ailleurs élue la femme la plus sexy du globe. Si, plus tard, au milieu des années 2000, elle a connu la consécration grâce à ses brillantes performances dans BEAUTÉS DÉSESPÉRÉES, c'est qu'elle n'avait même pas besoin de se forcer pour incarner son personnage de Susan Mayer. Ce rôle de mère célibataire, en brouille avec son ex-mari, légèrement névrosée, maladroite avec les hommes, et qui élève sa fille toute seule, ressemblait énormément à sa vraie vie.

À 47 ans, Teri Hatcher a gardé certains bénéfices de la forme splendide qu'elle affichait à 20 ans, lorsqu'elle était une cheerleader des 49ers de San Francisco. Il y a trois ans, elle a complété le triathlon de Malibu, une compétition de natation (0,8 kilomètres), de bicyclette (29 kilomètres) et de course à pied (6,4 kilomètres). Nul doute que, sur le plan professionnel, de grandes réalisations attendent encore cette battante qui adore l'action, mais dont la force de caractère écorche parfois quelques susceptibilités...

HALLE BERRY : INTENSE DANS LA VIE COMME DANS LA PEAU DE SES PERSONNAGES...


Lorsque vous vivez constamment sous le feu des projecteurs et que votre statut de super star vous place dans la mire des journaux à potins, des caméras de télé ou de celles des paparazzis, chaque détail de votre vie est mis sous la loupe et prend des proportions démesurées. Mais dans le cas de la célèbre actrice Halle Berry, les hauts et les bas, les vallées et les sommets, la beauté et la laideur alternent dans sa vie de façon vertigineuse et dramatique sans que les médias aient le besoin de les amplifier ou de les exagérer. Si elle a volé si haut vers des succès éclatants dans sa vie publique, et qu'elle a songé au suicide lorsqu'elle a vécu des échecs douloureux dans sa vie privée, c'est peut-être parce qu'elle est tellement intense. Intense au cinéma au point de se prendre vraiment pour ses personnages. Au point de devenir le personnage pendant toute la durée du tournage d'un film. Intense dans son intimité au point de mourir un peu à chaque rupture amoureuse. À 44 ans, Halle s'efforce encore de trouver la sagesse ou un équilibre qui dosera à la fois les bonheurs et les malheurs qu'elle a tendance à vivre excessivement.



Ce caractère extrémiste qui pousse Halle Berry à se dépasser et à ressentir les péripéties de son existence de manière si aiguë, peut s'expliquer par les circonstances particulières dans lesquelles elle a été plongée dès son enfance. Née le 14 août 1966 à Cleveland, d'un père Afro-américain (Jerome Berry) et d'une mère immigrante blanche (Judith Hawkins) venant de Liverpool, Angleterre, la petite Halle doit composer dès ses premières années avec la vie de couple chaotique de ses parents. Sa mère est victime de violence conjugale et elle divorce de son mari alors que leur petite fille n'a que quatre ans. Halle n'a pas vraiment connu son géniteur. Travaillant comme assistant dans l'hôpital où son épouse est infirmière, il deviendra chauffeur d'autobus après son divorce. Halle ne l'a jamais revu et elle ne sait même pas s'il est toujours vivant. Élevée par sa mère dans un quartier blanc de Bedford (en Ohio), la future actrice prend conscience de sa différence raciale par les regards que font peser sur elle les élèves -tous blancs- des classes des écoles qu'elle fréquente. Bien qu'elle soit mulâtre, sa peau plus foncée la distingue des autres dans cette Amérique encore passablement raciste du début des années '70. Au plus profond de son coeur et de son âme, elle se sent afro-américaine et fière de l'être. Loin de se refermer sur elle-même et de vouloir passer inaperçue en longeant les murs des institutions scolaires où elle étudie, la jeune Berry cherche à prouver que la couleur de sa peau n'est pas un handicap ou un signe d'infériorité. Elle est très active et intense en s'impliquant dans une foule d'évènements, d'organismes ou de clubs au Bedford High School. Pour améliorer son estime personnelle et pour se valoriser aux yeux des autres élèves, elle ne sera pas seulement cheerleader mais capitaine et leader de son équipe, les "BearCats". De même, elle ne fera pas que collaborer au journal étudiant, elle en deviendra l'éditrice. Halle ne se contentera pas non plus d'être une élève parmi les autres, elle méritera le titre de présidente de sa classe. Elle excellera tant et si bien qu'elle sera sacrée "Reine" de sa promotion. Son surnom de "Hannah Little" ne l'empêche pas d'avoir de l'ambition et de rêver à une carrière d'actrice de cinéma. Loin de s'écraser devant l'adversité et les barrières qui jalonnent son enfance et son adolescente, c'est une battante prête à relever tous les défis.



Un de ces défis : participer à des concours de beauté et les gagner, même si les filles de race noire n'osent généralement pas se présenter à de telles compétions et espèrent encore moins les remporter. Halle rafle les grands honneurs à ses trois premières tentatives. En 1985, elle est élue "Miss Teen All-American". L'année suivante c'est la couronne de "Miss Ohio" qui se retrouve sur sa tête bien que Halle soit battue plus tard en finale nationale quand c'est sa blonde et voluptueuse rivale du Texas qui s'empare du titre de Miss USA en la coiffant de justesse au fil d'arrivée. Par la suite, elle deviendra la première américaine de couleur à prendre part au "Miss World Pageant" où elle doit toutefois se contenter de voir sa robe (!) gagner la compétition de la plus belle robe de soirée. Mais ces apparitions parmi les reines de beauté, et ses bonnes performances lors des entrevues visant à juger la personnalité des candidates, lui ouvrent les portes d'une carrière de mannequin.



Mademoiselle Berry a certes l'étoffe d'une top modèle, mais ce métier n'est pour elle qu'un raccourci pour réaliser son rêve de devenir actrice. D'ailleurs, elle a rapidement la chance de se faire valoir dans quelques séries télévisées. En 1989, son rôle dans la mini-série "Living Dolls" connaît une fin prématurée quand l'émission est retirée des ondes avant sa conclusion, mais la jeune actrice a eu suffisamment le temps de faire une forte impression dans le milieu télévisuel. On remarque en fait qu'elle n'acte pas vraiment, qu'elle ne joue pas seulement son rôle mais qu'elle vit littéralement dans la peau du personnage qu'elle incarne intensivement. Par exemple, pour tenir le rôle d'une droguée traînant dans les rues, elle se préparera en ne négligeant aucun détail, allant même jusqu'à refuser de prendre un bain pendant deux semaines pour mieux entrer dans la peau de son personnage. Mais cette année-là, au cours d'un tournage, Halle perd connaissance sur le plateau d'enregistrement. Diagnostic : diabète de type 1. Un obstacle supplémentaire qu'elle devra donc surmonter à la scène comme à la ville mais qui n'arrêtera pas la progression de sa carrière naissante. Deux ans passent avant qu'elle puisse faire sa grande entrée sur les écrans de cinéma grâce à Spike Lee qui lui offre un rôle dans son film JUNGLE FEVER. L'année suivante elle vole presque la vedette à Eddie Murphy en jouant à ses côtés dans BOOMERANG.



Au moment où son étoile commence à briller à Hollywood, Halle Berry est confrontée à des drames affreux dans ses relations amoureuses. Après avoir vu sa mère se faire maltraiter par son conjoint au domicile familial, "Hannah Little" subit le même sort dans ses premières expériences amoureuses à l'âge adulte. Sa liaison avec l'acteur Wesley Snipes prend fin parce qu'il la brutalise. Puis c'est au tour du chanteur Christopher Williams de la battre et de lui faire perdre l'usage de son oreille droite à 80 %. Son mariage avec le joueur de baseball David Justice au début de 1993 se terminera aussi dans la violence physique et verbale (divorce en 1997). Ébranlée par ces épisodes terribles, elle restera prostrée chez elle à Los Angeles pendant plus de deux mois, interrompant ainsi temporairement sa carrière. Elle a besoin de tout le support qu'elle peut obtenir de sa mère, de ses amis et de son psychologue pour se reprendre en mains et se ressaisir. Elle songe même au suicide mais elle ne peut se faire à l'idée que sa mère trouve son cadavre. Jamais la jeune femme ne tombera aussi bas dans son estime de soi. Elle dit se sentir comme une gomme à mâcher écrasée sous la bottine de David Justice. Le temps finit par guérir ses blessures intérieures et elle désire à nouveau aimer et être aimée. Elle rencontre aussitôt le musicien Eric Benét, qu'elle épousera en 2001 après l'avoir fréquenté pendant plusieurs années. Comme 75% des unions après un premier divorce, ce second mariage est également un échec (divorce en 2005).



Heureusement, ces déboires sentimentaux n'affectent pas son travail d'actrice. C'est dans le travail que Halle trouve refuge et réconfort. En prêtant sa vie à ses personnages, elle oublie ses ennuis personnels. En se donnant corps et âme à son métier, elle accumule les performances brillantes et se met à collectionner les mentions d'honneur, les prix, les trophées, les récompenses. En femme d'affaires alerte, sachant négocier ces coups d'éclat, celle que tous les magazines pour hommes célèbrent pour sa beauté, demande des cachets de plus en plus élevés pour ses rôles au cinéma. Consciente que ses charmes féminins sont très recherchées, elle exige des bonis importants pour en dévoiler une partie au grand écran. Elle devient une des actrices les mieux payées de l'industrie, en faisant monter la facture à plus de dix millions de dollars par film, en échange de ses services. En 1999, inspirée par une de ses idoles de jeunesse, Halle Berry brille dans le rôle de Dorothy Dandridge. Cette prestation lui vaut un Golden Globe en tant que meilleure actrice pour une mini-série télévisée (INTRODUCING DOROTHY DANDRIDGE). Trois ans plus tard c'est la consécration lorsqu'elle devient la première noire à gagner l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de Leticia Musgrove dans MONSTER'S BALL. Elle avait décroché ce rôle après que Angela Bassett et Vanessa Williams l'eurent refusé, possiblement à cause de son caractère controversé qui a d'ailleurs valu à Berry des critiques négatives de la part de la communauté afro-américaine.



Deux accidents de voiture ont porté ombrage à sa carrière sans pouvoir cependant la ternir. Chaque fois, Berry a commis un délit de fuite en quittant précipitamment les lieux. Certaines personnes ont protesté du fait que la renommée actrice s'en soit tirée sans trop de conséquences fâcheuses en bénéficiant de la clémence discutable de la justice (trois ans de probation, $ 13 500 de frais et quelques travaux communautaires). À croire que la célébrité et la beauté pardonnent bien des offenses... Halle Berry détient d'ailleurs le record de la revue PEOPLE pour le plus grand nombre d'apparitions (15) dans son numéro "spécial beauté" publié chaque année. Julia Roberts arrive au second rang avec douze apparitions. Même après avoir pris beaucoup de poids après avoir accouché de sa fille Nahla en 2008 (durant son union libre avec le mannequin québécois Gabriel Aubry), la nouvelle maman se voit décerner le titre de "Sexiest Woman Alive" du magazine ESQUIRE. Son physique avantageux et sa personnalité de femme de tête ont aussi amené des compagnies renommées comme REVLON et VERSACE à en faire leur représentante ou leur porte-parole. Généreuse et compatissante, Halle Berry se distingue aussi en venant en aide à plusieurs oeuvres de charité. Elle s'est récemment impliquée pour défendre la cause des femmes victimes de violence conjugale.



Au cours de sa vie et de sa carrière, Halle Berry a vécu bien des incidents et des mésaventures, parfois cocasses, d'autres fois moins drôles. Parmi ces derniers, deux blessures durant le tournage des films DIE ANOTHER DAY (série James Bond) le 10 avril 2002 quand un débris de bombe fumigène l'atteint à un oeil; et en mai 2003 à Montréal quand elle se fait casser accidentellement un avant-bras durant l'enregistrement d'une scène du film GOTHIKA. Quelques temps après la naissance de sa fille, Halle reçoit un message de menace la prévenant que son bébé serait kidnappé et découpé en morceaux. Elle prend la menace au sérieux et engage des agents de sécurité. Dans un registre plus rigolo, elle a déjà raconté qu'une fois, lorsqu'elle était meneuse de claques à son école de Bedford, elle avait gardé ses sous-vêtements au lieu de les changer pour ceux faisant partie de son uniforme de cheerleader. Pendant le spectacle qu'elle donnait avec ses compagnes de l'équipe des BearCats, elle exécutait un numéro appelé "la roue de chariot" en effectuant un roulement latéral de son corps à l'aide de ses pieds et de ses mains. L'assistance put alors voir ses dessous féminins, à son grand embarras, il va sans dire ! À une autre occasion (photo ci-dessus) durant un des nombreux galas auxquels elle a participé, elle a eu la surprise de voir un de ses seins sauter hors de son décolleté ! Finalement, dans la vidéo ci-dessous, la grande actrice fait preuve d'humilité et d'un bon sens de l'humour en acceptant un prix Razzie soulignant sa mauvaise performance dans le film CATWOMAN (2004). Elle se parodie elle-même au début de son discours de remerciement en riant de sa réaction lorsqu'elle avait remporté son Oscar deux ans plus tôt.



Dans le diaporama qui suit, vous retrouverez quelques-unes des plus belles photographies de Halle Berry. Pour accompagner musicalement ces images splendides, quelle autre chanson pouvait mieux convenir que le méga succès de James Blunt, YOU'RE BEAUTIFUL. On imagine facilement ce chef-d'oeuvre dans une scène de film où Halle Berry jouerait cette jolie femme souriant à un inconnu dans un métro...