HALLE BERRY : INTENSE DANS LA VIE COMME DANS LA PEAU DE SES PERSONNAGES...


Lorsque vous vivez constamment sous le feu des projecteurs et que votre statut de super star vous place dans la mire des journaux à potins, des caméras de télé ou de celles des paparazzis, chaque détail de votre vie est mis sous la loupe et prend des proportions démesurées. Mais dans le cas de la célèbre actrice Halle Berry, les hauts et les bas, les vallées et les sommets, la beauté et la laideur alternent dans sa vie de façon vertigineuse et dramatique sans que les médias aient le besoin de les amplifier ou de les exagérer. Si elle a volé si haut vers des succès éclatants dans sa vie publique, et qu'elle a songé au suicide lorsqu'elle a vécu des échecs douloureux dans sa vie privée, c'est peut-être parce qu'elle est tellement intense. Intense au cinéma au point de se prendre vraiment pour ses personnages. Au point de devenir le personnage pendant toute la durée du tournage d'un film. Intense dans son intimité au point de mourir un peu à chaque rupture amoureuse. À 44 ans, Halle s'efforce encore de trouver la sagesse ou un équilibre qui dosera à la fois les bonheurs et les malheurs qu'elle a tendance à vivre excessivement.



Ce caractère extrémiste qui pousse Halle Berry à se dépasser et à ressentir les péripéties de son existence de manière si aiguë, peut s'expliquer par les circonstances particulières dans lesquelles elle a été plongée dès son enfance. Née le 14 août 1966 à Cleveland, d'un père Afro-américain (Jerome Berry) et d'une mère immigrante blanche (Judith Hawkins) venant de Liverpool, Angleterre, la petite Halle doit composer dès ses premières années avec la vie de couple chaotique de ses parents. Sa mère est victime de violence conjugale et elle divorce de son mari alors que leur petite fille n'a que quatre ans. Halle n'a pas vraiment connu son géniteur. Travaillant comme assistant dans l'hôpital où son épouse est infirmière, il deviendra chauffeur d'autobus après son divorce. Halle ne l'a jamais revu et elle ne sait même pas s'il est toujours vivant. Élevée par sa mère dans un quartier blanc de Bedford (en Ohio), la future actrice prend conscience de sa différence raciale par les regards que font peser sur elle les élèves -tous blancs- des classes des écoles qu'elle fréquente. Bien qu'elle soit mulâtre, sa peau plus foncée la distingue des autres dans cette Amérique encore passablement raciste du début des années '70. Au plus profond de son coeur et de son âme, elle se sent afro-américaine et fière de l'être. Loin de se refermer sur elle-même et de vouloir passer inaperçue en longeant les murs des institutions scolaires où elle étudie, la jeune Berry cherche à prouver que la couleur de sa peau n'est pas un handicap ou un signe d'infériorité. Elle est très active et intense en s'impliquant dans une foule d'évènements, d'organismes ou de clubs au Bedford High School. Pour améliorer son estime personnelle et pour se valoriser aux yeux des autres élèves, elle ne sera pas seulement cheerleader mais capitaine et leader de son équipe, les "BearCats". De même, elle ne fera pas que collaborer au journal étudiant, elle en deviendra l'éditrice. Halle ne se contentera pas non plus d'être une élève parmi les autres, elle méritera le titre de présidente de sa classe. Elle excellera tant et si bien qu'elle sera sacrée "Reine" de sa promotion. Son surnom de "Hannah Little" ne l'empêche pas d'avoir de l'ambition et de rêver à une carrière d'actrice de cinéma. Loin de s'écraser devant l'adversité et les barrières qui jalonnent son enfance et son adolescente, c'est une battante prête à relever tous les défis.



Un de ces défis : participer à des concours de beauté et les gagner, même si les filles de race noire n'osent généralement pas se présenter à de telles compétions et espèrent encore moins les remporter. Halle rafle les grands honneurs à ses trois premières tentatives. En 1985, elle est élue "Miss Teen All-American". L'année suivante c'est la couronne de "Miss Ohio" qui se retrouve sur sa tête bien que Halle soit battue plus tard en finale nationale quand c'est sa blonde et voluptueuse rivale du Texas qui s'empare du titre de Miss USA en la coiffant de justesse au fil d'arrivée. Par la suite, elle deviendra la première américaine de couleur à prendre part au "Miss World Pageant" où elle doit toutefois se contenter de voir sa robe (!) gagner la compétition de la plus belle robe de soirée. Mais ces apparitions parmi les reines de beauté, et ses bonnes performances lors des entrevues visant à juger la personnalité des candidates, lui ouvrent les portes d'une carrière de mannequin.



Mademoiselle Berry a certes l'étoffe d'une top modèle, mais ce métier n'est pour elle qu'un raccourci pour réaliser son rêve de devenir actrice. D'ailleurs, elle a rapidement la chance de se faire valoir dans quelques séries télévisées. En 1989, son rôle dans la mini-série "Living Dolls" connaît une fin prématurée quand l'émission est retirée des ondes avant sa conclusion, mais la jeune actrice a eu suffisamment le temps de faire une forte impression dans le milieu télévisuel. On remarque en fait qu'elle n'acte pas vraiment, qu'elle ne joue pas seulement son rôle mais qu'elle vit littéralement dans la peau du personnage qu'elle incarne intensivement. Par exemple, pour tenir le rôle d'une droguée traînant dans les rues, elle se préparera en ne négligeant aucun détail, allant même jusqu'à refuser de prendre un bain pendant deux semaines pour mieux entrer dans la peau de son personnage. Mais cette année-là, au cours d'un tournage, Halle perd connaissance sur le plateau d'enregistrement. Diagnostic : diabète de type 1. Un obstacle supplémentaire qu'elle devra donc surmonter à la scène comme à la ville mais qui n'arrêtera pas la progression de sa carrière naissante. Deux ans passent avant qu'elle puisse faire sa grande entrée sur les écrans de cinéma grâce à Spike Lee qui lui offre un rôle dans son film JUNGLE FEVER. L'année suivante elle vole presque la vedette à Eddie Murphy en jouant à ses côtés dans BOOMERANG.



Au moment où son étoile commence à briller à Hollywood, Halle Berry est confrontée à des drames affreux dans ses relations amoureuses. Après avoir vu sa mère se faire maltraiter par son conjoint au domicile familial, "Hannah Little" subit le même sort dans ses premières expériences amoureuses à l'âge adulte. Sa liaison avec l'acteur Wesley Snipes prend fin parce qu'il la brutalise. Puis c'est au tour du chanteur Christopher Williams de la battre et de lui faire perdre l'usage de son oreille droite à 80 %. Son mariage avec le joueur de baseball David Justice au début de 1993 se terminera aussi dans la violence physique et verbale (divorce en 1997). Ébranlée par ces épisodes terribles, elle restera prostrée chez elle à Los Angeles pendant plus de deux mois, interrompant ainsi temporairement sa carrière. Elle a besoin de tout le support qu'elle peut obtenir de sa mère, de ses amis et de son psychologue pour se reprendre en mains et se ressaisir. Elle songe même au suicide mais elle ne peut se faire à l'idée que sa mère trouve son cadavre. Jamais la jeune femme ne tombera aussi bas dans son estime de soi. Elle dit se sentir comme une gomme à mâcher écrasée sous la bottine de David Justice. Le temps finit par guérir ses blessures intérieures et elle désire à nouveau aimer et être aimée. Elle rencontre aussitôt le musicien Eric Benét, qu'elle épousera en 2001 après l'avoir fréquenté pendant plusieurs années. Comme 75% des unions après un premier divorce, ce second mariage est également un échec (divorce en 2005).



Heureusement, ces déboires sentimentaux n'affectent pas son travail d'actrice. C'est dans le travail que Halle trouve refuge et réconfort. En prêtant sa vie à ses personnages, elle oublie ses ennuis personnels. En se donnant corps et âme à son métier, elle accumule les performances brillantes et se met à collectionner les mentions d'honneur, les prix, les trophées, les récompenses. En femme d'affaires alerte, sachant négocier ces coups d'éclat, celle que tous les magazines pour hommes célèbrent pour sa beauté, demande des cachets de plus en plus élevés pour ses rôles au cinéma. Consciente que ses charmes féminins sont très recherchées, elle exige des bonis importants pour en dévoiler une partie au grand écran. Elle devient une des actrices les mieux payées de l'industrie, en faisant monter la facture à plus de dix millions de dollars par film, en échange de ses services. En 1999, inspirée par une de ses idoles de jeunesse, Halle Berry brille dans le rôle de Dorothy Dandridge. Cette prestation lui vaut un Golden Globe en tant que meilleure actrice pour une mini-série télévisée (INTRODUCING DOROTHY DANDRIDGE). Trois ans plus tard c'est la consécration lorsqu'elle devient la première noire à gagner l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de Leticia Musgrove dans MONSTER'S BALL. Elle avait décroché ce rôle après que Angela Bassett et Vanessa Williams l'eurent refusé, possiblement à cause de son caractère controversé qui a d'ailleurs valu à Berry des critiques négatives de la part de la communauté afro-américaine.



Deux accidents de voiture ont porté ombrage à sa carrière sans pouvoir cependant la ternir. Chaque fois, Berry a commis un délit de fuite en quittant précipitamment les lieux. Certaines personnes ont protesté du fait que la renommée actrice s'en soit tirée sans trop de conséquences fâcheuses en bénéficiant de la clémence discutable de la justice (trois ans de probation, $ 13 500 de frais et quelques travaux communautaires). À croire que la célébrité et la beauté pardonnent bien des offenses... Halle Berry détient d'ailleurs le record de la revue PEOPLE pour le plus grand nombre d'apparitions (15) dans son numéro "spécial beauté" publié chaque année. Julia Roberts arrive au second rang avec douze apparitions. Même après avoir pris beaucoup de poids après avoir accouché de sa fille Nahla en 2008 (durant son union libre avec le mannequin québécois Gabriel Aubry), la nouvelle maman se voit décerner le titre de "Sexiest Woman Alive" du magazine ESQUIRE. Son physique avantageux et sa personnalité de femme de tête ont aussi amené des compagnies renommées comme REVLON et VERSACE à en faire leur représentante ou leur porte-parole. Généreuse et compatissante, Halle Berry se distingue aussi en venant en aide à plusieurs oeuvres de charité. Elle s'est récemment impliquée pour défendre la cause des femmes victimes de violence conjugale.



Au cours de sa vie et de sa carrière, Halle Berry a vécu bien des incidents et des mésaventures, parfois cocasses, d'autres fois moins drôles. Parmi ces derniers, deux blessures durant le tournage des films DIE ANOTHER DAY (série James Bond) le 10 avril 2002 quand un débris de bombe fumigène l'atteint à un oeil; et en mai 2003 à Montréal quand elle se fait casser accidentellement un avant-bras durant l'enregistrement d'une scène du film GOTHIKA. Quelques temps après la naissance de sa fille, Halle reçoit un message de menace la prévenant que son bébé serait kidnappé et découpé en morceaux. Elle prend la menace au sérieux et engage des agents de sécurité. Dans un registre plus rigolo, elle a déjà raconté qu'une fois, lorsqu'elle était meneuse de claques à son école de Bedford, elle avait gardé ses sous-vêtements au lieu de les changer pour ceux faisant partie de son uniforme de cheerleader. Pendant le spectacle qu'elle donnait avec ses compagnes de l'équipe des BearCats, elle exécutait un numéro appelé "la roue de chariot" en effectuant un roulement latéral de son corps à l'aide de ses pieds et de ses mains. L'assistance put alors voir ses dessous féminins, à son grand embarras, il va sans dire ! À une autre occasion (photo ci-dessus) durant un des nombreux galas auxquels elle a participé, elle a eu la surprise de voir un de ses seins sauter hors de son décolleté ! Finalement, dans la vidéo ci-dessous, la grande actrice fait preuve d'humilité et d'un bon sens de l'humour en acceptant un prix Razzie soulignant sa mauvaise performance dans le film CATWOMAN (2004). Elle se parodie elle-même au début de son discours de remerciement en riant de sa réaction lorsqu'elle avait remporté son Oscar deux ans plus tôt.



Dans le diaporama qui suit, vous retrouverez quelques-unes des plus belles photographies de Halle Berry. Pour accompagner musicalement ces images splendides, quelle autre chanson pouvait mieux convenir que le méga succès de James Blunt, YOU'RE BEAUTIFUL. On imagine facilement ce chef-d'oeuvre dans une scène de film où Halle Berry jouerait cette jolie femme souriant à un inconnu dans un métro...





FERGIE : DE CHÔMEUSE À FEMME DE L'ANNÉE 2010 !


Les gars du très populaire groupe THE BLACK EYED PEAS considèrent Fergie comme leur petite soeur. Heureusement qu'ils veillent sur elle lors de leurs tournées interminables à travers le monde, car la chanteuse a tendance à vivre dangereusement et à se mettre facilement dans le pétrin. Est-ce en pratiquant des mouvements de gymnastique et des sauts de haute voltige durant sa "carrière" de cheerleader au GLEN A. WILSON HIGH SCHOOL de Hacienda Heights, en Californie, que Stacy Ann Ferguson (ses vrais nom et prénoms) a appris à dompter la peur et à braver le danger ? Dans son odyssée vers les plus hauts sommets (le magazine BILLBOARD vient de la nommer la femme de l'année 2010), la jolie blonde naturelle aux yeux bleus n'a pas toujours fait attention à elle, ce qui l'a fait échouer sur des écueils qui auraient pu la conduire vers un naufrage fatidique. Derrière la fonceuse pleine d'énergie se cache un être fragile dont l'équilibre psychologique est loin d'être assuré. Fergie en est devenue consciente après quelques mésaventures et en apprenant à se connaître à travers ses expériences de vie. C'est pourquoi elle a recours, au besoin, à un thérapeute, qui l'aide à mettre de l'ordre dans ses idées et dans son âme parfois tourmentée.


Il faut dire que tout ce qu'a vécu Fergie depuis sa naissance (le 27 mars 1975 à Whittier, près de Los Angeles) n'a guère été aisé à gérer tellement il y a eu des péripéties et des expériences hors de l'ordinaire qui ont marqué son existence. Ambitieuse, passionnée, portée à faire des excès (elle est bi-sexuelle et elle a toujours eu une sexualité passablement débridée) ou à réagir vivement aux évènements, la "California Gurl" exubérante a parfois payé cher ses écarts de conduite et son désir de succomber à toutes les tentations.



Enfant de parents catholiques d'origine irlando-écossaisse et tous deux professeurs, la petite Stace (un de ses surnoms) et sa soeur Dana (devenue actrice aujourd'hui) ont reçu une éducation très stricte. À l'école primaire, elle est championne d'orthographe bien qu'elle soit affectée du syndrome du déficit d'attention. Très active, elle étudie la danse orientale, devient membre des scouts et se fera pom pom girl un peu plus tard. Sa mère la pousse à travailler sa voix puisqu'elle perçoit chez sa fille de bonnes dispositions et un talent précoce pour le chant. D'ailleurs, à sept ans, Fergie sait déjà qu'elle sera chanteuse. Son rêve c'est, qu'un jour, elle se retrouve en première position du palmarès ! Habitant près de L.A., non loin des studios de télévision et de cinéma, l'artiste en herbes passe des auditions qui l'amènent à tourner des commerciaux pour la télé. Elle prête également sa voix pour des dessins animés (voix des personnages Sally et Lucy dans Charlie Brown) et enregistre une émission pilote pour le show de TV KIDS INCORPORATED. Mais avant d'apparaître au petit écran, la petite Ferguson avait dû faire "réparer" sa dentition puisqu'il lui manquait les deux dents d'en avant ! Stacy est choisie pour l'émission KIDS INCORPORATED et c'est elle qui établira le record de durée (1984 à 1989) pour ce programme dans lequel elle danse, chante et fait l'actrice. C'est une bonne école pour apprendre le métier. Elle côtoie d'autres enfants qui deviendront ensuite des vedettes, entre autres : Mario Lopez, Jennifer Love Hewitt et Rahsaan Patterson.



Entre-temps, les parents de Stacy Ann divorcent, ce qui lui cause du chagrin, complique un peu le cheminement de sa jeune carrière et influence son comportement d'adolescente. Elle a treize ans et se fait rapidement une réputation de fille de party... Sa jeunesse de plus en plus dissipée l'entraîne vers les paradis artificiels. Elle se drogue : «J'ai commencé par l'ecstasy et j'ai ensuite développé une dépendance à la méthamphétamine. Mon poids a chuté à 90 livres et j'ai menti à mes amis en leur disant que j'étais anorexique. À un moment donné, j'ai commencé à devenir folle. J'ai parlé à Dieu et il m'a dit : "je t'ai donné tous ces talents, qu'en fais-tu ?" J'ai décidé de me réhabiliter. J'ai dit aux gens de mon entourage ce qui n'allait pas chez moi.» Mais cet épisode sombre lui a coûté cher. En fait, Fergie commence sa vie d'adulte avec rien devant elle. La jeune délinquante n'a plus un sou puisqu'elle a dépensé tout son argent pour acheter de la drogue. Elle se réfugie chez sa mère et vit de prestations de chômage.



Mais la future "Dutchess" se souvient encore de son rêve d'enfant, celui de devenir une star de la chanson. La musique l'aidera à reprendre le droit chemin bien qu'elle restera longtemps vulnérable à des rechutes dans l'abîme de ses démons intérieurs. Vers 1995, Fergie se lance sur la scène musicale en formant le groupe WILD ORCHID avec deux de ses amies du High School : Stefanie Ridel et Renee Sands, qui a aussi été sa consoeur dans KIDS INCORPORATED. Le trio enregistre deux albums qui ne connaissent pas beaucoup de succès. Mais sur scène Stacy met à profit ses talents acrobatiques de cheerleader (photo ci-dessus) ! Le troisième essai du groupe est cependant bloqué par la compagnie de disque (RCA). Ce désaveu affecte énormément Fergie au point qu'elle fait une dépression nerveuse. Elle doit se faire soigner et elle quitte WILD ORCHID peu de temps après.

Parallèlement à ses débuts en musique, Stacy Ferguson tient de petits rôles dans des films plus ou moins importants. Parfois sa participation se limite à chanter une chanson pour la bande musicale. C'est aussi à cette époque qu'elle a une brève liaison avec Justin Timberlake, mais l'écart d'âge (il a seize ans et elle en a 23) les éloigne rapidement l'un de l'autre.



Au début des années 2000, le groupe THE BLACK EYED PEAS se cherche une voix féminine après la défection de la chanteuse qui collaborait avec eux. Fergie tente sa chance et participe à l'enregistrement de la chanson HEY MAMA. Les gars du groupe de hip hop sont conquis par les multiples talents de la jeune femme, et elle devient membre à part entière de leur formation. Le chanteur Will.I.am exerce tout de suite une bonne influence sur elle en la persuadant de renoncer définitivement à la drogue. Sa carrière prend son envol et elle devient célèbre. Depuis cinq ou six ans, Fergie fait flèche de tout bois en faisant sa marque comme chanteuse, rappeuse, bête de scène, mannequin, actrice et designer de mode. Elle écrit aussi des chansons. Très sexy, Fergie apparaît également sur les palmarès des plus belles femmes du monde telles que choisies par des magazines comme PEOPLE, FHM et MAXIM.



Cette popularité la rapproche de son rêve de petite fille et elle décide d'aller décrocher son étoile au firmament du show business. En 2006 Fergie lance son premier album solo, THE DUTCHESS. Trois des titres de l'album deviennent des "numéro un" au palmarès. La première fois qu'elle est informée de son ascension au sommet des "charts", la nouvelle star est très émue. Elle a atteint son but. Elle a réalisé son rêve d'enfant. Elle mesure tout le chemin parcouru à travers les difficultés et les coups du sort. Cette gloire, et les récompenses qui pleuvent sur elle, Fergie ne les a pas volées. Elle a travaillé d'arrache-pied. Elle a persévéré et elle a résisté aux épreuves comme son père et sa mère, deux survivants du cancer. Elle a vaincu ses démons et elle a passé par-dessus ses faiblesses. Dans l'histoire de la musique, THE DUTCHESS est seulement le septième album d'une artiste féminine qui réussie à placer cinq titres dans le "top 5" du palmarès Billboard. Tout un exploit !



Le succès en entraînant un autre, la carrière cinématographique de Stacy Ferguson prend du mieux. Les rôles deviennent plus consistants comme celui dans PLANET TERROR (2007, photo ci-dessus) de même que celui dans POSEIDON (2006). Chanteuse préférée du cinéaste Quentin Tarantino, il la fait participer à son film GRINDHOUSE (2007). Mais c'est en jouant le rôle de la prostituée Saraghina dans NINE (2010) que Fergie connaît ses plus beaux moments en qualité d'actrice. Elle fait partie d'une distribution de rêve avec les Pénélope Cruz, Marion Cotillard, Daniel Day-Lewis, Judi Dench, Kate Hudson, Nicole Kidman et Sophia Loren. Elle dit avoir beaucoup appris en côtoyant ces grands artistes. Elle a eu bien du plaisir à sortir avec eux le soir après les tournages.



Tout n'est pas rose cependant dans la vie de Fergie. Elle doit payer la rançon de la gloire. Constamment sous les feux de la rampe, elle est parfois critiquée. Ce qu'elle déteste royalement ! Surtout quand on parle en mal de son "look"... Occupée comme elle l'est à jongler avec plusieurs projets dans divers domaines, Fergie se défend en plaidant qu'elle ne peut pas toujours paraître à son mieux, et projeter une image parfaite. D'ailleurs, lorsqu'elle est loin des projecteurs, et qu'elle redevient Stacy Ferguson, elle s'habille moins sexy parce qu'au fond, elle en a parfois assez d'apparaître aux yeux du public comme un trophée de chasse pour ces messieurs ! Pour son rôle dans NINE, elle a dû engraisser de six kilos et elle a eu du mal à reprendre la forme. Elle ne peut plus s'entraîner cinq fois/semaine comme au début de sa carrière lorsqu'elle pouvait encore faire des pirouettes de cheerleader ! Devant se soumettre à une diète, la "duchesse" doit lutter sans cesse contre ses tentations de manger des frites ou du gâteau... Pas toujours drôle la vie d'artiste ! Comme cette fois où elle a négligé d'aller aux toilettes avant un spectacle et qu'elle a uriné dans son costume de scène durant la chanson LET'S GET IT STARTED. Le moment le plus embarrassant de toute sa vie, même si elle a vécu bien d'autres déconvenues...



Contrairement à ce que l'on pense, la chanson MY HUMPS (voir vidée ci-dessous) n'est pas auto-biographique. Si Fergie est plutôt fière de son postérieur et qu'elle en prend soin, ce n'est pas la partie préférée de son anatomie. Ce sont plutôt...ses pieds ! Opinion que ne partage probablement pas son mari, l'acteur et animateur d'émission télévisée Josh Duhamel. Ce dernier, qui a épousé la star l'an passé, a bien aimé les "rondeurs" de sa dulcinée lorsqu'elle a pris du poids pour jouer dans NINE... Pendant que sa conjointe jouait le rôle d'une prostituée dans ce film, des rumeurs ont couru au sujet de Duhamel qui aurait couché avec une "vraie" prostituée à Atlanta... Elle-même très "ouverte" en ce qui concerne la sexualité, Fergie n'a pas semblé trop se préoccuper de cette histoire...peut-être parce qu'elle est fausse...





En apprenant que Billboard venait d'en faire la FEMME DE L'ANNÉE 2010 (elle succède à Beyoncé) Fergie était bien sûr heureuse de cet honneur. La petite pom pom girl, l'ex-droguée et l'ex-chômeuse en a fait du chemin ! Que reste-t-il de la cheerleader du Glen A. Wilson High School ? Une passion pour le football américain, pour les Dolphins de Miami en particulier, dont elle possède des parts de propriété. Le "look" de la Duchesse a évolué au cours des années. Pas toujours parfait, il n'en est pas moins toujours intéressant. Le montage qui suit a été réalisé avec la chanson favorite de Fergie : BIG GIRLS DON'T CRY, son plus grand succès...




MARIA BELLO : SON EXPÉRIENCE DE CHEERLEADER L'A BIEN SERVIE POUR UNE CÉLÈBRE SCÈNE DE SEXE...

Dans le film "A History of Violence" (2005) lorsqu'en entrant dans une chambre, le personnage interprété par Maria Bello, habillé en cheerleader, exécute un saut caractéristique de ceux des meneuses de claques, on se dit qu'elle joue cette scène avec tant d'aisance et de naturel qu'elle a sûrement déjà pratiqué le cheerleading dans la vraie vie. Et on ne se trompe pas. Durant son adolescence au High School ARCHBISHOP JOHN CARROLL, en banlieue de Philadelphie, cette fille issue d'une famille modeste de la classe ouvrière, a appris à manier les pom-poms et à réussir toutes les acrobaties et les chorégraphies typiques de cette activité para-scolaire. Mais dans ces années de relative insouciance, jamais elle n'aurait pu se douter que, près de 25 ans plus tard, elle revêtirait à nouveau le costume de cheerleader pour jouer dans une des scènes de sexe les plus torrides de l'histoire du cinéma américain (photo ci-dessous).
À cette lointaine époque, vous lui auriez juré qu'elle deviendrait une vedette de la télé et du cinéma, à Hollywood, et elle ne vous aurait jamais cru. D'abord, parce que les écoles que cette jolie blonde de 43 ans a fréquentées durant sa jeunesse n'offraient aucun cours de théâtre et ne l'ont donc pas influencée dans son choix de carrière. Ce n'est que pour le "fun", durant ses études en sciences politiques à l'université Villanova, qu'elle décide de suivre un cours complémentaire en art dramatique. À sa grande surprise, Maria se découvre une passion intense et un talent insoupçonné pour les arts de la scène. Au point où elle change ses plans, qui devaient l'amener à poursuivre des études supérieures dans le but de devenir avocate.


Comme ça, subitement, avec son nouveau rêve de devenir une actrice, elle part s'installer chez une amie, à New York. Elle a $ 300 dans ses poches. Cette jeune femme, dont les parents sont d'origines italienne et polonaise, n'est pas seulement démunie financièrement. Elle n'a pratiquement aucune formation pertinente, et elle n'a aucun contact dans l'industrie du show business. Malgré tout, elle est déterminée à faire sa place dans ce milieu où il y a peu d'élu(e)s qui réussissent. Faute de support, Maria Bello devra vivoter pendant de longues années dans le BIG APPLE, en occupant un emploi de barmaid et en jouant des rôles mineurs dans des pièces de troupes de théâtre amateur.

Mais, chose extraordinaire, ce ne sont pas tellement ces petits boulots bénévoles ou mal payés qui feront que des gens du milieu artistique la remarqueront enfin. D'habitude, ce sont des stars bien établies, riches à craquer, qui s'impliquent dans des oeuvres de charité. Pas des débutantes inconnues et sans le sou comme Maria Bello. C'est pourtant en co-fondant et en portant à bout de bras un organisme à but non lucratif, nommé le HARLEM'S DREAMYARD DRAMA PROJECT, que le leadership et le dynamisme de Maria attireront l'intérêt des producteurs de téléromans et de cinéma. Ce projet permet de jumeler des enfants éprouvant des difficultés de comportement à des artistes connus, avec pour objectif de les encourager à poursuivre leurs études et d'éviter ainsi de sombrer dans la délinquance juvénile. Les artistes participant au projet commencent à parler à leurs employeurs du travail admirable accompli par cette vaillante Maria, auprès des gens de sa communauté. Peu à peu, le bouche à oreille fait son oeuvre et amène des producteurs à lui offrir de petits rôles dans leurs scénarios.

À en juger par son apparence physique et la manière dont elle se comporte, les gens du métier la voient idéalement jouer des personnages de femme à la fois dure et intelligente. D'ailleurs, c'est dans un rôle d'espionne dans la télé-série MR & MRS SMITH (CBS, 1996), que Maria Bello se fait connaître du public et convainc les gens de l'industrie du showbizz qu'elle peut devenir une vedette. Même si cette série aura une existence assez brève, l'artiste débutante aura eu quand même le temps de gagner ses galons d'actrice. Après ces débuts prometteurs, les producteurs lui font confiance et lui donnent régulièrement du travail sur les plateaux de tournage. Assez pour qu'elle déménage à Los Angeles. Sa bonne performance dans la peau du personnage du Dr Anna Del Amico, dans la télésérie "médicale" ER (NBC, 1994-2009), consolide encore davantage sa réputation naissante.

Par la suite, cette réputation ne fera que grandir lorsqu'elle jouera des rôles de plus en plus importants aux côtés de super stars comme Mel Gibson (PAYBACK, 1999). Bientôt, c'est elle qui vole la vedette, notamment en personnifiant une barmaid (métier qu'elle a déjà vraiment exercé) dans un film marquant (COYOTE UGLY, 2000). L'année suivante, Maria interrompt brièvement sa carrière, le temps de donner naissance à son fils unique prénommé Jackson. Le père de l'enfant est son ami de longue date, le producteur Dan McDermott. Il a été d'une aide précieuse pour elle dans la bonne marche de l'organisme de bienfaisance qu'elle a dirigé en sa compagnie, le HARLEM'S DREAMYARD DRAMA PROJECT.

Par la suite, puisque son talent ne cesse pas de s'affirmer, on la voit de plus en plus briller dans des rôles écrits spécialement pour elle. On ne s'étonne donc pas de la voir triompher dans "THE COOLER" (2003), un film comportant des scènes de nudité assez osées, dont certaines doivent d'ailleurs être coupées au montage pour qu'on accepte de présenter l'oeuvre sur les écrans, dans la catégorie "grand public". Maria Bello crève l'écran dans son personnage de serveuse à la fois sensible et coriace. Cette performance remarquable lui vaut une nomination pour un trophée aux GOLDEN GLOBE AWARDS. À partir de ce moment-là, son nom est fait et elle devient une actrice très en demande... Ce qui signifie également qu'elle peut commander des cachets pas mal élevés. On parle ici de millions de dollars. C'est la gloire et la fortune pour cette fille élevée dans un humble foyer catholique de Norristown, en Pennsylvanie.


On la retrouve désormais dans des productions cinématographiques à gros budget où elle donne la réplique aux meilleurs acteurs ou actrices de sa génération. Après avoir connu encore le succès en démontrant son savoir-faire dans SILVER CITY (2004) et A HISTORY OF VIOLENCE, elle partage ensuite la vedette dans un film controversé (WORLD TRADE CENTER, 2006) et dans MUMMY : TOMB OF THE DRAGON EMPEROR (2008). Même si cette méga production récolte beaucoup d'argent aux guichets et que Maria fait très bien dans son rôle d'héroine, les critiques sont plutôt mauvaises, en général. Ironiquement, ce rôle d'héroine de film d'action, elle ne l'espérait plus. Deux semaines avant de célébrer ses 40 ans, elle croyait qu'elle était maintenant trop vieille pour qu'on lui offre de jouer un personnage de ce genre. Surprise ! Le jour même de son 40e anniversaire, le producteur Rob Cohen lui téléphone pour lui offrir ce rôle principal dans la MOMIE III.

Malgré une vaste et riche expérience acquise dans quelques dizaines de participations à des films ou des téléséries, Maria Bello, ne prend rien pour acquis. Comme si elle voulait définitivement prouver sa valeur à l'industrie, au public et à elle-même, la belle quadragénaire y va d'une performance époustouflante dans DOWNLOADING NANCY (2009). Cette fois, le public cinéphile et la critique s'unissent pour acclamer son travail. Ce qui lui vaut l'honneur d'une nomination à un "INDEPENDANT SPIRIT AWARD", à titre de candidate au trophée de la meilleure actrice. Récemment, on a pu encore admirer son professionnalisme dans la comédie GROWN UPS avec comme co-vedette, Adam Sandler, entre autres.

Même si, dans sa prime jeunesse, rien ne semblait prédisposer Maria Bello à une belle carrière au cinéma et à la télévision, qui sait si la confiance, la force, la discipline et un certain sens du spectacle, acquis durant ses années de pratique du cheerleading au High School, n'ont pas été des éléments importants qui sont remontés inconsciemment à la surface lorsqu'elle a subitement décidé d'emprunter un jour, sans prévenir et sans compter sur des atouts apparents, le long et difficile chemin menant à Hollywood. Une route cahoteuse et tortueuse semée d'embûches et de dangers qui peut décourager même les plus audacieux, les plus talentueux et les plus courageux.

Malgré les échecs des débuts et la misère des premières années de bagne, Maria, la persévérante, s'est accrochée à son rêve. Cette adepte du kick boxing n'a pas eu peur d'affronter l'adversité sur son chemin. Qu'elle ait réussi à débloquer la route de ses ambitions grâce à sa générosité, en fondant un organisme d'aide aux jeunes en difficulté, (genre d'oeuvre de bienfaisance qu'elle a continué de supporter physiquement et monétairement), cela est peu banal et tout à son honneur. Qu'elle ait bravé la controverse en tournant dans des scènes pas mal "olé olé", cela démontre son cran et sa volonté de ne s'arrêter devant aucun obstacle pour réaliser son rêve de devenir une actrice accomplie. C'est pourquoi, pour accompagner musicalement le diaporama ci-dessous, j'ai choisi la version instrumentale du présent succès de EMINEM, "Not Afraid". En hommage à cette battante que rien n'effraie, pas même la perspective de tuer quiconque voudrait faire du mal au grand amour de sa vie, son fils Jackson.