dimanche 1 avril 2018

LAURA VIKMANIS : CHEERLEADER ET MÈRE COURAGE !

La peur nous habite.  Incontrôlée, elle peut nous perdre ou nous empêcher de vivre pleinement notre vie.  Mais lorsqu'elle est ignorée ou étouffée, son absence peut conduire à l'imprudence ou à la témérité, et elle risque de ne pas nous prémunir des dangers.

La peur emprunte de multiples visages selon les individus : peur de l'échec, peur de décevoir, peur de l'inconnu, peur des autres, peur de souffrir, peur de la mort, peur de ne pas être aimé...

De la peur panique, des phobies, au simple instinct de conservation, elle peut déterminer notre vie ou l'influencer fortement.  Elle peut nous paralyser ou nous condamner au supplice de l'indécision et de l'inaction.  Tout faire rater...



Pour l'illustre écrivain français François Mauriac, «la peur est le commencement de la sagesse».  Pour son compatriote André Gide, une peur comme la peur du ridicule «obtient de nous les pires lâchetés».  Face à la peur, on peut s'écraser, fuir ou céder à l'impuissance.  Ou bien on lui résiste, on la maîtrise à force de confiance et de courage.  Pour transformer cette énergie négative en pouvoir positif, et en faire un tremplin vers le succès.


C'est cette dernière voie qu'a choisie Laura Vikmanis, quand, victime de violence conjugale, elle a mis fin à seize ans de mariage en quittant le foyer familial avec ses deux jeunes enfants.  En s'affranchissant de cette relation destructrice avec un mari abusif, cette petite blonde américaine, aujourd'hui dans la cinquantaine, avait conscience que la vie qui l'attendait risquait d'être dure pour elle et sa famille.

Sous le choc d'un divorce émotivement très éprouvant et déprimant, elle a senti la menace et la peur de la dépression nerveuse.  Mais elle savait qu'elle avait en elle cette force, cette résilience et ce courage pour la soutenir et lui permettre de mettre derrière elle cette mauvaise période de sa vie.



Cette confiance en ses capacités, elle l'avait développée dès sa tendre enfance, en pratiquant le cheerleading à l'école.  Ce sport extrême, qui, de toutes les disciplines athlétiques, est la plus dangereuse en terme de probabilités de blessures.  Vous ne pouvez pas faire des pirouettes à toute vitesse; exécuter des figures de voltige en étant catapultée dans les airs par vos coéquipières, ou garder votre équilibre en position d'instabilité sans avoir d'abord dompté la peur...

Sans s'en douter, ce sera justement le cheerleading qui l'aidera à retrouver son équilibre après son atroce divorce.  Retournée vivre dans sa ville natale de Springboro (Ohio), c'est en assistant à un match de football professionnel américain des Bengals de Cincinnati (NFL) que son attention a été attirée par les meneuses de claque (les Ben-Gals) du club local.




Vikmanis fut vraiment impressionnée par le talent et les ravissants uniformes de ces Pom Pom Girls superbes et enthousiastes.  Coup de foudre ?  Réminiscence de son passé d'enfant cheerleader ?  Ou rapprochement de son présent métier de diététicienne spécialiste du conditionnement physique -incluant la danse- ? Toujours est-il qu'elle déclara aux amies, qui l'accompagnaient au stade ce jour-là de l'année 2008, qu'elle voudrait être meneuse de claque professionnelle.  Puis de renchérir aussitôt, en admirant les Ben-Gals en train d'offrir leur remarquable performance devant la foule, : «je pense que je peux faire ça». 

Constatant qu'elle semblait sérieuse en faisant une telle affirmation, qui avait des allures de projet, une de ses compagnes lui répliqua qu'elle était bien trop vieille pour oser même songer à ce dessein.  Devant elles, les Ben-Gals, qui se démenaient en dansant de manière endiablée, avaient l'âge d'être leurs filles, ou presque !




Laura ne se laissa pas démonter par ce commentaire négatif à propos de son âge.  Après tout, elle était en grande forme, à cause de son métier.  Ne faisant ni une ni deux, elle alla parler à une cheerleader des Bengals.  Cette dernière l'encouragea à se présenter aux essais du prochain camp d'entraînement des candidates aux postes de meneuses de claque de l'équipe.

Histoire de bien se préparer pour cette compétition mettant aux prises des centaines de candidates plus jolies et agiles les unes que les autres, Vikmanis perdit du poids en s'astreignant à une diète sévère, et elle multiplia les heures d'entraînement et d'exercice pendant trois mois.  Lors des premiers essais libres, Laura était intimidée par ses pétillantes jeunes rivales, deux fois moins âgées qu'elle.


Mais c'était un défi qu'elle aimait.  C'était une sorte de revanche contre son ex-mari contrôlant, qui, du temps de leur mariage, ne lui aurait jamais permis de tenter une telle expérience.  L'excellente préparation physique et mentale de Vikmanis lui rapporta des dividendes aux essais libres.  Elle se retrouva en finale après les rondes éliminatoires.  Mais elle ne fut pas choisie pour faire partie du squad des Ben-Gals.



Elle s'était préparée à une telle éventualité.  Ce n'était que partie remise.  L'année suivante, Laura prit les grands moyens pour réussir à se tailler une place au sein de la brigade officielle des Pom Pom girls du club de Cincinnati.  Elle s'entraîna avec une des filles du squad, participa aux pratiques du groupe, apprit à se coiffer et à se maquiller comme les pros du métier afin d'être aussi belle qu'elles.  Bref, elle redoubla d'ardeur et d'effort pour être encore mieux préparée aux prochains essais.

Cette fois-ci fut la bonne !  Témoins de ses prouesses, les juges de la compétition n'eurent d'autre choix que de lui faire une place parmi les membres du squad officiel de cheerleaders des Bengals de Cincinnati.  À 40 ans, Laura Vikmanis accomplissait un exploit sans précédent en accédant, à un âge aussi avancé, à la prestigieuse Ligue Nationale de Football des États-Unis d'Amérique.  Elle abattait ainsi des préjugés tenaces, de même que les barrières de l'âgisme.  Elle y parvenait aussi grâce à l'ouverture d'esprit des membres du personnel de l'organisation des Bengals de Cincinnati.  Il faut le souligner.




Dans les autres organisations à travers la NFL, on a plus l'habitude de voir des filles de 20 ans manier les pompoms lors des matchs du dimanche.  Pour se tailler une place dans la grande ligue, les candidates doivent réussir plusieurs examens dont le redoutable «test» du...maillot de bain !  Ces défilés en bikini tiennent plus de la parade de mode que de la gymnastique propre aux concours de cheerleading, mais ils ont une importance non négligeable pour la plupart des panels de juges aux auditions de meneuses de claque, partout dans la NFL.  En effet, c'est en bikini que les pom pom girls choisies seront photographiées, pour la réalisation du fameux calendrier d'équipe, outil de marketing stratégique vendu en grand nombre aux partisans et amateurs de football, partout au pays. 

Les 40 printemps de Laura Vikmanis auraient pu diminuer ses chances de passer avec succès cette épreuve du maillot de bain, favorisant davantage les jeunes candidates au corps sculptural.  Mais comme pour les habiletés physiques requises pour la danse, la quadragénaire mère de famille n'a pas souffert des comparaisons avec les plus jeunes car elle avait toujours pris soin de son corps et de sa santé.  



Quelques semaines après la sélection de Vikmanis qui faisait d'elle une Ben-Gal à part entière, ses filles Courtney et Marija pleuraient de joie lorsqu'elles ont vu leur mère danser aux côtés des autres Ben-Gals à la première partie locale de la saison de l'équipe de Cincinnati.  Comme elles étaient excitées et fières de des accomplissements de maman !  Un sentiment indescriptible !  Un modèle à suivre puisqu'elles étaient elles-mêmes cheerleaders à leur école !

L'effet de cette réussite exceptionnelle fut prodigieux.  Vikmanis devint une vedette invitée à participer à plusieurs émissions de télévision et de radio.  De nombreux journaux et diverses revues lui consacrèrent également des articles élogieux.  De 2009 à 2014, jusqu'au vénérable âge de 46 ans, Vikmanis est parvenue à conserver son poste chez les Ben-Gals.  D'année en année, c'était toujours de plus en plus difficile pour elle de "survivre" au camp d'entraînement et aux affrontements avec de jeunes candidates de plus en plus redoutables et talentueuses.




Elle avoue avoir été elle-même très étonnée de trouver la force et le courage supplémentaire de satisfaire aussi longtemps aux exigences de la tâche de cheerleader dans la NFL, autant sur le terrain de jeu qu'en dehors de celui-ci.  Les meneuses de claque professionnelles doivent représenter leur équipe non seulement dans plusieurs activités communautaires mais aussi à l'étranger; par exemple, pour soutenir le moral des forces armées américaines opérant outre-mer.

Vikmanis est sortie grandie de cette enrichissante expérience qui lui servira pour le reste de sa vie.  Elle a relaté son incroyable histoire dans un livre, «It's not about the Pom-Poms», co-écrit avec Amy Sohn.  Elle raconte son histoire sobrement et avec humour, sans tenter d'embellir davantage son vécu.  Les droits de cet ouvrage ont été acquis par un producteur de cinéma pour en faire un film.



Laura reçoit des témoignages de partout dans le monde, de la part de personnes, surtout des femmes, inspirées par son cheminement d'épouse violentée, de mère célibataire courageuse, et de réussite professionnelle sans précédent.  À toutes celles qui lui demandent des conseils, Vikmanis répond invariablement par ces mots : «Ne vous limitez pas vous-mêmes.  Soyez ouvertes à d'autres opportunités, et ne vous jugez pas vous-mêmes.» (...) «Ne laissez pas vos peurs imaginaires nuire à ce que vous faites.  C'est après vous être libérées de la peur que vous devenez courageuses.»

Dans le fond, ces paroles de sagesse rejoignent celles du renommé romancier brésilien Paulo Coelho, auteur de "L'Alchimiste", un livre vendu à plus de 65 millions d'exemplaires : «Il n'y a qu'une seule chose qui puisse rendre un rêve impossible à réaliser : c'est la peur d'échouer.»


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Par ailleurs, il y a quelques années, à Dallas, il s'en est fallu de peu pour que le record d'âge tardif, pour devenir une cheerleader de la NFL, ne soit battu par une grand-mère de 55 ans ! 

Trente-cinq ans avant l'exploit de Laura Vikmanis, Sharon Simmons (photo ci-dessus) était passée près d'auditionner pour devenir meneuse de claque des célèbres Cowboys de Dallas.  Mais, à cette époque, elle a dû renoncer à ce projet, trop occupée qu'elle était à élever son premier enfant.

Cependant, lorsqu'elle a eu 50 ans, cette blonde ambitieuse que rien ne semble vouloir arrêter, a décidé de réaliser ses rêves.  Même les plus extravagants !  C'est à cet âge, où la plupart des gens ralentissent leurs activités et songent à leur retraite, que Simmons a commencé à participer à des compétitions de culturisme (fitness).  Elle en a gagné beaucoup mais ce n'est pas ses succès qui la motivaient.  C'était plutôt tout le processus d'entraînement qui précède ces concours. 

Aujourd'hui, en revoyant les vidéos de ses participations à ces compétitions, Sharon ne se trouve pas très bonne.  Par contre, elle se souvient avec bonheur des ovations du public, ébahi par son audace et sa force de caractère.




L'important dans la vie, pour Sharon Simmons, c'est d'oser.  C'est de vaincre sa peur.  C'est de ne jamais dire "jamais", et de ne jamais accepter que quelqu'un d'autre vous fixe des limites.  L'âge est un état d'esprit.  Sharon se sent comme si elle était encore dans la vingtaine.  Même son mari oublie l'âge qu'elle a !  Il n'est jamais trop tard pour commencer à faire de l'exercice, dit-elle.  Si vous perdez de vue vos objectifs ou vos défis physiques, revenez dans le droit chemin, persévérez !  Ne vous retenez pas, foncez ! 

Simmons a écrit deux livres au sujet du conditionnement physique chez les personnes de 50 ans et plus.  Son prochain défi ?  La course automobile !


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Depuis 50 ans, les femmes ont de moins en moins PEUR.  Cette peur qui y était pour beaucoup dans l'étiquette de "sexe faible" qui était accolée à leur statut.  D'ailleurs ça ne fait pas si longtemps qu'elles ont le droit de vote en Occident et qu'elles sont reconnues comme "personnes légales" n'ayant plus besoin d'être "endossées" par un mari ou leur père pour signer des contrats ou un bail.  Les femmes s'affirment de plus en plus dans une foule de domaines, et c'est un apport énorme et révolutionnaire pour le bien de nos sociétés !


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Laura Vikmanis raconte sa fascinante histoire dans la video ci-dessous :


samedi 2 décembre 2017

LES CHEERLEADERS BRILLENT À NOËL !


Le temps des fêtes de fin d'année bat son plein et, un peu partout dans le monde, les gens célèbrent.  Oui, on a le coeur à la fête.  On décore les maisons, on s'offre de véritables festins, on chante, on danse, on échange des cadeaux entre parents et amis.  On a plus de loisirs et, pour profiter du bon temps, pourquoi ne pas en profiter pour aller encourager son ou ses équipes sportives locales.



Dans les stades, il va sans dire que le thème de Noël est à l'honneur.  Les clubs ont décoré les lieux et même leurs cheerleaders !  Certains l'ont fait avec plus de bonheur et de goût que les autres.  C'est le cas des Jaguars de Jacksonville (photo sous titre), de la Ligue Nationale de Football (NFL) des États-Unis.  Ici, pas besoin de déguiser les jolies meneuses de claques en Pères Noël.  On a simplement adapté leur costume en ajoutant un capuchon et des garnitures de fourrure blanche au bonnet, à l'encolure et aux poignets.  Ces embellissements font ressortir encore davantage les couleurs de ce magnifique uniforme.  Il faut dire que la grande beauté du modèle aide beaucoup à rendre l'ensemble parfait.  Avec des cheveux, des yeux, des lèvres, et un corps aussi attrayants, difficile de trouver mieux.  De quoi avoir encore plus l'esprit à la fête !

Dans les pays nordiques, on n'image pas les fêtes sans le Père Noël et sans neige !  Mais dans le Sud, il ne fait pas assez froid pour avoir autre chose que de la neige artificielle ou en confettis.  Le climat plus clément de ces chaudes contrées explique peut-être pourquoi les cheerleaders de Noël sont plus sexy que leurs collègues du Nord.  Même si la surface glacée de l'aréna des Stars de Dallas (équipe de la Ligue Nationale de Hockey -NHL- évoluant dans l'état sudiste du Texas, aux U.S.A.) se prête davantage au thème d'un Noël froid, ça n'empêche pas les "Ice Girls" du club de faire l'entretien de la patinoire, vêtues d'une tenue qui en font de véritables cadeaux pour les partisans présents dans les estrades !  Cette jeune femme splendide (photo ci-dessous), qui nettoie la patinoire, n'est pas une "Pom Pom Girl" comme celles qui animent les foules dans les stades de football.  Mais avant le match, elle et ses consoeurs ont peut-être accueilli les amateurs aux abords ou à l'entrée de l'aréna.  Dans les entractes, entre les périodes de jeu, elle a peut-être participé à des activités de divertissement au cours desquelles elle a remis des cadeaux à des spectateurs (chandail de l'équipe et diverses autres marchandises).  Les Ice girls n'exercent pas toutes les mêmes fonctions dans les différents amphithéâtres de la NHL.


Tel qu'elle apparaît sur la photo, on ne peut qu'être admiratif de l'harmonie des couleurs et des formes qui composent le portrait de cette beauté veloutée.  Notez l'harmonie dans les coloris de la longue chevelure, du rouge à lèvres, du costume, et de la peau de cette "Ice Girl" à la plantureuse poitrine, bien mise en évidence par un décolleté profond encadré de fourrure blanche et de bretelles noires qui offrent un beau contraste.  La large ceinture noire tranche aussi sur le rouge vif de l'uniforme et rappelle, en plus joli, une pièce de l'accoutrement du Père Noël.  La boucle dorée de cette ceinture, ainsi que les bijoux aux oreilles et à la main droite ajoutent juste assez de scintillement pour être dans le ton de cette fête de la lumière qu'est aussi Noël.  Remarquez également les symétries des lignes horizontales que présentent les sourcils, les cils noirs des yeux, les lèvres, les garnitures en haut et en bas du costume, la ceinture, et la séparation des deux parties qui forment le bas de la robe.  De même, dans le sens vertical, les ondulations de la chevelure se marient bien à celles du bas du costume et aux courbes des seins.  Les bretelles, les bras, les jambes et le manche de la pelle contribuent aussi à cette union dans la verticalité.  Le vert de la pelle représente la couleur dominante de l'équipe mais également celle du sapin de Noël.  L'ensemble est un pur enchantement !



Noël c'est surtout la fête de l'émerveillement des enfants.  Et le royaume où cet émerveillement est à son comble, c'est Disney Land, en Floride, là où les contes de Noël prennent vie.  Paradoxalement, durant le temps des fêtes, cet état du sud-est des U.S.A. accueille des millions de Canadiens (appelés les "Snow Birds") qui fuient le froid et la neige de leur pays situé sous le Pôle Nord, là où habite...le Père Noël !  S'ils se rendent assister à une partie de football des Dolphins de Miami, ces visiteurs et ces vacanciers croiront vivre un conte de Noël lorsqu'ils verront en action les meneuses de claques des "Phins" (photo ci-dessus).  Chez elles, c'est l'opulence et le raffinement qui dominent !  Afin de ne pas être confondues avec les cheerleaders de Noël des autres équipes de sport, elles ont conservé leurs pompons identifiés aux couleurs de leur club.  Ailleurs, les danseuses, qui animent les foules des grands stades durant la période des fêtes, optent souvent pour des pompons de couleur argent, qui correspondent plus aux ornements ou aux guirlandes de Noël.  Pour parer leurs cheerleaders de leurs plus beaux atours de Noël, les stylistes des Dolphins y ont été généreusement dans la fourrure qui envahit le haut et le bas de l'uniforme des filles.  Mais ce sont les magnifiques motifs en forme de boutonnière de fantaisie qui donnent son originalité et sa personnalité à cette tenue spéciale.



On retourne au Texas pour le quatrième exemple de cheerleader de rêve à Noël.  On se retrouve encore à Dallas, mais cette fois ce sont les "Pom Pom Girls" des Cowboys (NFL) qui nous en mettent plein la vue !  On ne pouvait pas s'attendre à moins de leur part, sachant que c'est leur organisation qui, en 1972, a établi le standard en matière d'uniforme de meneuses de claques.  Indémodable, ce classique a été ensuite copié à maintes reprises, un peu partout.  On surnomme le Texas le "Lone Star State" ou, en français, l'État de l'Étoile Unique.  Cette étoile argentée est le signe distinctif qui apparaît sur les uniformes des joueurs et des cheerleaders des "Boys".  Ces dernières l'arborent sur leur ceinture de costume de Noël.  Les ravissantes jeunes femmes ont célébré en grand cette année.



Un peu à l'exemple des meneuses de claques des Jaguars, celles des Buccaneers de Tampa Bay (encore un club de football de la Floride) ont adapté leur uniforme régulier à la mode de Noël, plutôt que de créer un modèle complètement différent.  Les ornements caractéristiques de Noël sont plus discrets et moins nombreux mais ils soulignent et mettent en valeur le physique très sexy des représentantes des "Bucs" (photo ci-dessus).  À la taille, le ceinturon, au logo de tête de mort du club, ne s'accorde pas tellement au thème de la fête de la Nativité, mais en étant bordé d'un pourtour argenté, il jure moins dans l'esprit de ce temps de réjouissance.  L'encolure, enjolivé de brillants ou de petits points blancs, peut faire penser à des cristaux de neige resplendissant au soleil de Noël, le jour où est né le Divin Enfant.  Mais je dois confesser qu'en regardant le cliché de cette cheerleader des "Bucs", ce ne sont pas les détails spéciaux de son uniforme qui me sautent d'abord aux yeux...  Hum...Hum...  Nul doute que le Père Noël lui-même aimerait avoir cette beauté comme Fée des étoiles, pour l'aider à distribuer ses cadeaux...



Joyeux Noël à tous !

lundi 29 septembre 2014

STEPHANIE BRANTON : LA GENTILLE CHEERLEADER DU NORD, DEVENUE "BELLE DU SUD" POUR PLAYBOY...


Bordée par de gigantesques icebergs, dans les eaux glaciales et tumultueuses de l'Atlantique Nord : une île...  Terre-Neuve...  Surnommée "LE ROCHER".  Battue par les flots cinglants qui assaillent ses falaises abruptes...  Fouettée par les vents violents du grand nord canadien...  Rudoyée par un climat dur et neigeux.  Mais, au sud-est de cette inhospitalière terre, découverte il y a mille ans par les Vikings, une baie et une plage plus douces, plus accueillantes : Conception Bay, sur la péninsule d'Avalon.  C'est dans ce berceau pittoresque qu'une petite fille pas comme les autres est née, il y a 24 ans.  À mesure qu'elle grandissait, sa beauté exceptionnelle s'affirmait toujours davantage.  Dans la blondeur éblouissante de sa chevelure et les traits parfaits de son doux visage, resplendissait une lumière sans pareille : celle des aurores boréales du Labrador, tout proche.  Impossible de se tromper.  La blancheur immaculée de sa peau révélait que c'était une fille de "neige".  Dans la profondeur de ses yeux couleur noisette, on pouvait voir toute la splendeur des grands espaces et des forêts du centre de l'Île, la plus jeune province de la confédération canadienne (1949).  Est-ce à cause de son physique si avantageux que cette belle enfant, Stephanie Branton, a rêvé, très tôt, de devenir mannequin et de montrer au monde entier le don précieux qu'elle a reçu à sa naissance ?  Elle l'ignore.  Mais elle savait que ses ambitions étaient trop à l'étroit dans sa petite ville natale de 25 000 habitants, située à 20 kilomètres au sud-ouest de St-John's, la capitale de Terre-Neuve.

À l'adolescence, en attendant de prendre le large, et d'être assez vieille pour voler de ses propres ailes afin de partir à la conquête de son idéal, Stephanie Branton a, en quelque sorte, préparé sa carrière de top modèle, en pratiquant le cheerleading.  Être meneuse de claque à son école secondaire, durant les matchs de hockey, c'était une façon de se montrer et de se mettre en évidence devant un public, aussi modeste soit-il.  Près de la patinoire, il faisait froid.  Stephanie et ses compagnes "pom pom girls" portaient un chandail à col roulé, mais leur jupe était vraiment très courte.  Cependant, dans ce pays de neige, ces jeunes canadiennes étaient habituées aux rigueurs du climat, et elles enduraient sans trop de mal les basses températures.  Durant les parties de hockey, les cheerleaders animaient l'assistance mais ne faisaient pas de sauts ou de chorégraphies acrobatiques.  Leurs prouesses de gymnastique étaient réservées aux rallies d'avant-match, à l'extérieur, là où elles pouvaient aussi réaliser leur spectaculaires pyramides (les filles grimpent les unes sur les autres pour former une pyramide).


Après avoir complété son éducation à l'université, Stephanie Branton arrive à la croisée des chemins.  Elle doit décider ce qu'elle veut faire dans la vie.  Son rêve d'être mannequin professionnel habite toujours son esprit et son coeur.  Elle décide de le poursuivre en risquant le tout pour le tout.  Elle quitte une famille et une patrie qu'elle adore, et elle va tenter sa chance à Los Angeles, en Californie, là où "ça se passe", en matière de mannequinat et de célébrité.  Ses concitoyens de Conception Bay sont très sceptiques.  Ils ne croient pas qu'elle va remporter son pari.  Vu de leur modeste patelin, ce défi leur apparaît impossible.  Après quelques essais plus ou moins fructueux dans la cité des anges, mademoiselle Branton revient au Canada, plus précisément à Toronto, pour travailler.  Curieusement, c'est là que le hasard fera bien les choses en lui permettant de revenir "conquérir" L.A..  C'est en effet dans la capitale de la province de l'Ontario que Stephanie se lie d'amitié avec une femme qui est impliquée dans l'organisation du tournoi de golf de PLAYBOY.  Cette nouvelle amie l'invite à assister au tournoi de 2012 à Los Angeles.  Sur place, deux directeurs de production de la célèbre revue, présidée et fondée par Hugh Hefner il y a 60 ans, la voient et lui demandent si elle est un modèle de PLAYBOY.  Apprenant qu'elle ne l'est pas, ils veulent savoir si ça l'intéresserait de le devenir.  Branton accepte sans hésiter.  C'est l'occasion qu'elle attendait depuis longtemps.

Dans un premier temps, la jeune blonde canadienne de 22 ans devient le centre d'attraction de séances de photos et de tournages de vidéos la montrant très légèrement vêtue de lingerie féminine sexy.  Pour une seconde série de clichés et de films, elle apparaîtra dans toute la splendeur de son costume d'Ève...  Le tout est publié sur PLAYBOY.COM, le site web de la revue, dans le cadre de sa série "Northern Stars".  Branton avait-elle imaginé pareille éventualité, celle assez osée merci de poser complètement nue ?  Oui.  Même lorsqu'elle était encore adolescente à Terre-Neuve.  «Pour être honnête», stipule-t-elle en entrevue, «PLAYBOY est la seule compagnie pour laquelle j'aurais accepté de poser nue.  Je trouve que leur magazine et leurs films ont de la classe; on ne vous photographie pas dans des postures obscènes ou quelque chose comme ça.  PLAYBOY c'est légendaire et je l'ai toujours admiré; et quand on m'a offert l'opportunité de travailler pour eux, j'ai été intéressée tout de suite».

Comment les gens de son entourage, ses compatriotes de Terre-Neuve, et les membres de sa famille ont-ils réagi en la voyant dans son plus simple appareil sur Playboy.com ?  «La réaction de ma mère a été la meilleure», répond Stephanie, «elle a pleuré.  Elle est ma meilleure amie.  C'était comme si ça lui arrivait à elle.  J'ai aussi reçu des appels de quelques "ex" (amoureux) et c'était un peu étrange.  J'ai également eu quelques commentaires pas très gentils, sur les réseaux sociaux et via internet; mais j'imagine qu'il fallait m'y attendre».  Sa mère l'a toujours encouragée.  Elle est fière des photos de nu de sa fille.  Elle ne les trouve pas disgracieuses.  Stephanie remercie celle qui lui a donné le jour et...la beauté de sa...poitrine : «j'ai ses seins», confirme-t-elle, «je les ai pris d'elle; alors je dois l'en remercier, en quelque sorte».  Quant à son père, il a aussi aimé les images "spéciales" de son enfant, bien qu'on ait pris soin de ménager sa susceptibilité -et son coeur !- en ne lui faisant voir que les photographies montrant sa "petite chérie" en lingerie.  «C'est suffisant pour lui», déclare une Stéphanie enjouée et...un peu gênée.


Après Playboy.com, Stephanie Branton voulait poursuivre sur sa lancée en posant pour des magazines de mode ou des revues masculines comme MAXIM ou FHM.  À 5 pieds et 7 pouces (113 livres et des mensurations de 34D-26-30), elle pense qu'elle est trop petite pour les défilés de mode dans lesquels paradent habituellement les grandes filles minces qui travaillent pour les plus renommés couturiers, sur la scène internationale.  Bien qu'elle ait vraiment apprécié sa première expérience avec les professionnels de PLAYBOY, Stephanie était quelque peu restée sur sa faim.  Son désir avoué c'était vraiment de devenir une "playmate" pour la revue de Hefner.  C'est maintenant chose faite puisqu'elle a été consacrée "Miss Septembre" pour le plus récent numéro du magazine coquin.  Sa photo apparaît en page couverture.  Branton touche enfin à son rêve d'adolescente.  Elle fait une entrée fracassante dans le monde du show business de Hollywood.  Les photos qui l'ont ainsi rendue célèbre ont été prises en Louisiane, dans le décor fabuleux de la plantation Nottoway, un lieu de villégiature datant des années 1850.  La belle inconnue du Nord canadien s'est transformée en "belle du Sud" pour accéder aux "ligues majeures" de son domaine de prédilection.


Il s'agit là d'une drôle de coïncidence car la Louisiane a été découverte et colonisée aux XVIIe siècle, par les premiers Canadiens, ceux de la Nouvelle-France.  Cet état du sud-est des USA compte encore, parmi ses habitants, les descendants d'Acadiens déportés par les Anglais après leur conquête du Canada, vers la fin des années 1750.  C'est donc à cet endroit que Branton aura réussi sa fameuse percée dans le monde de la "mode"...si on peut s'exprimer ainsi.  «Les gens disaient que je ne pourrais pas y arriver», indique la nouvelle playmate, «je savais, en mon fors intérieur, qu'en croyant en moi et en travaillant fort, je réussirais.  Je n'ai jamais abandonné» (...) «C'est de loin la chose la plus importante qui me soit arrivée.  C'est au-delà de mes rêves les plus fous» (...) «J'ai attendu cela pendant toute ma vie et maintenant mon temps est venu» (...) «Je suis prête.  Ce n'est que le commencement».  Malgré les apparences, Stephanie Branton ne se considère pas comme une fille sexy à outrance, dans la vraie vie.  Sur les plateaux de tournage ou de séances photographiques, elle aime jouer la femme sensuelle et "hot", «même si parfois, je peux être timide et tranquille», précise-t-elle, «je suis un peu exhibitionniste».  Lorsqu'elle se dénude pour les "shootings photos", Miss Septembre 2014 de PLAYBOY se sent à l'aise.  Elle affirme ne pas éprouver d'inconfort.


Maintenant que Stephanie Branton est devenue une vedette, ses nouveaux "admirateurs" veulent tout savoir à son sujet.  Ils sont surpris quand ils apprennent qu'elle a étudié à l'université et qu'elle est plus intelligente qu'elle ne paraît.  Elle est loin d'être le genre de "blonde stupide" qui orne souvent la première page des magazines pour hommes.  Elle se décrit elle-même comme étant une fille gentille, sociable, un peu bizarre, qui aime les animaux, avoir du plaisir, "faire la folle" ou faire le clown.  Amoureuse de camping et de randonnée pédestre dans la fabuleuse nature de son coin de pays natal, c'est aussi une fille d'hiver, adepte des sports de "neige".  Ça lui manque beaucoup puisqu'elle passe surtout son temps en Californie maintenant.  Cette ex-cheerleader au hockey, est toujours amateur du sport national des Canadiens.  Son équipe favorite est les Canucks de Vancouver, de la Ligue Nationale de Hockey, en souvenir des six mois qu'elle a jadis passés dans cette ville de la Colombie-Britannique, la province la plus à l'ouest du Canada.  D'ailleurs, les joueurs de hockey sont le genre d'hommes qui l'allument.  Elles les trouvent "hot", sexy et virils.  Comparés aux hommes américains, les Canadiens lui semblent plus "rudes", contrairement à leur réputation mondiale de garçons très polis.  Stéphanie en rajoute en disant même qu'avec les filles : «ils n'ont pas peur de devenir cochons» !

Stephanie Branton entrevoie son avenir avec excitation.  Elle prévoie continuer sa carrière de mannequin et se faire également valoir en tant qu'actrice.  Elle se voie aussi endosser et promouvoir certains produits commerciaux, et se lancer elle-même en affaires.  Parmi ses objectifs : devenir assez riche pour prendre soin de ses parents et les gâter le plus possible.

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Stephanie Branton est la 3e femme originaire de Terre-Neuve qui a réussi l'exploit de faire son chemin jusque dans les studios américains de PLAYBOY.  Celles qui l'ont précédée ont été assez remarquables !  La première a été Shannon Tweed (photo ci-dessus), Miss Novembre 1981 et "playmate" de l'année en 1982.  Après une courte histoire d'amour -ou de sexe ?- avec Hugh Hefner, elle est devenue ensuite l'une des plus renommées actrices de films érotiques.  À l'âge de 20 ans, elle s'était fait remarquer dans des concours de beauté comme Miss Canada, après avoir subi une chirurgie pour "gonfler" sa poitrine.  C'était une opération moins courante qu'aujourd'hui, à l'époque, en 1977.  Mais Tweed a surtout acquis sa célébrité en devenant la compagne, puis l'épouse, de Gene Simmons, le fameux musicien, à la langue démesurément longue, du réputé groupe KISS.  Stephanie Branton s'est dite fière de suivre les traces de sa compatriote, et elle espère la rencontrer un bon jour.

Ce ne serait probablement pas le cas pour Danielle House, la seconde "playmate" de Terre-Neuve, qui a été en vedette dans le PLAYBOY de décembre 1997.  House, une ancienne Miss Terre-Neuve (1995) et Miss Canada International (1996) a fait beaucoup parler d'elle lorsqu'elle a été condamnée pour avoir passé le K.O. à l'amoureuse de son ex-ami de coeur, dans un bar.  On l'a alors dépouillée de sa couronne de Miss Canada et l'affaire a connu un grand retentissement un peu partout dans le monde.  House a profité de tout ce tapage publicitaire pour retourner la situation à son avantage.  Elle a "vendu" son histoire à PLAYBOY et le numéro dans lequel elle pose nue a été un des plus payants pour le magazine de Hefner en 1997.  Ce succès a été de courte durée, toutefois, et Danielle House a vu échouer tous ses projets subséquents.