lundi 29 septembre 2014

STEPHANIE BRANTON : LA GENTILLE CHEERLEADER DU NORD, DEVENUE "BELLE DU SUD" POUR PLAYBOY...


Bordée par de gigantesques icebergs, dans les eaux glaciales et tumultueuses de l'Atlantique Nord : une île...  Terre-Neuve...  Surnommée "LE ROCHER".  Battue par les flots cinglants qui assaillent ses falaises abruptes...  Fouettée par les vents violents du grand nord canadien...  Rudoyée par un climat dur et neigeux.  Mais, au sud-est de cette inhospitalière terre, découverte il y a mille ans par les Vikings, une baie et une plage plus douces, plus accueillantes : Conception Bay, sur la péninsule d'Avalon.  C'est dans ce berceau pittoresque qu'une petite fille pas comme les autres est née, il y a 24 ans.  À mesure qu'elle grandissait, sa beauté exceptionnelle s'affirmait toujours davantage.  Dans la blondeur éblouissante de sa chevelure et les traits parfaits de son doux visage, resplendissait une lumière sans pareille : celle des aurores boréales du Labrador, tout proche.  Impossible de se tromper.  La blancheur immaculée de sa peau révélait que c'était une fille de "neige".  Dans la profondeur de ses yeux couleur noisette, on pouvait voir toute la splendeur des grands espaces et des forêts du centre de l'Île, la plus jeune province de la confédération canadienne (1949).  Est-ce à cause de son physique si avantageux que cette belle enfant, Stephanie Branton, a rêvé, très tôt, de devenir mannequin et de montrer au monde entier le don précieux qu'elle a reçu à sa naissance ?  Elle l'ignore.  Mais elle savait que ses ambitions étaient trop à l'étroit dans sa petite ville natale de 25 000 habitants, située à 20 kilomètres au sud-ouest de St-John's, la capitale de Terre-Neuve.

À l'adolescence, en attendant de prendre le large, et d'être assez vieille pour voler de ses propres ailes afin de partir à la conquête de son idéal, Stephanie Branton a, en quelque sorte, préparé sa carrière de top modèle, en pratiquant le cheerleading.  Être meneuse de claque à son école secondaire, durant les matchs de hockey, c'était une façon de se montrer et de se mettre en évidence devant un public, aussi modeste soit-il.  Près de la patinoire, il faisait froid.  Stephanie et ses compagnes "pom pom girls" portaient un chandail à col roulé, mais leur jupe était vraiment très courte.  Cependant, dans ce pays de neige, ces jeunes canadiennes étaient habituées aux rigueurs du climat, et elles enduraient sans trop de mal les basses températures.  Durant les parties de hockey, les cheerleaders animaient l'assistance mais ne faisaient pas de sauts ou de chorégraphies acrobatiques.  Leurs prouesses de gymnastique étaient réservées aux rallies d'avant-match, à l'extérieur, là où elles pouvaient aussi réaliser leur spectaculaires pyramides (les filles grimpent les unes sur les autres pour former une pyramide).


Après avoir complété son éducation à l'université, Stephanie Branton arrive à la croisée des chemins.  Elle doit décider ce qu'elle veut faire dans la vie.  Son rêve d'être mannequin professionnel habite toujours son esprit et son coeur.  Elle décide de le poursuivre en risquant le tout pour le tout.  Elle quitte une famille et une patrie qu'elle adore, et elle va tenter sa chance à Los Angeles, en Californie, là où "ça se passe", en matière de mannequinat et de célébrité.  Ses concitoyens de Conception Bay sont très sceptiques.  Ils ne croient pas qu'elle va remporter son pari.  Vu de leur modeste patelin, ce défi leur apparaît impossible.  Après quelques essais plus ou moins fructueux dans la cité des anges, mademoiselle Branton revient au Canada, plus précisément à Toronto, pour travailler.  Curieusement, c'est là que le hasard fera bien les choses en lui permettant de revenir "conquérir" L.A..  C'est en effet dans la capitale de la province de l'Ontario que Stephanie se lie d'amitié avec une femme qui est impliquée dans l'organisation du tournoi de golf de PLAYBOY.  Cette nouvelle amie l'invite à assister au tournoi de 2012 à Los Angeles.  Sur place, deux directeurs de production de la célèbre revue, présidée et fondée par Hugh Hefner il y a 60 ans, la voient et lui demandent si elle est un modèle de PLAYBOY.  Apprenant qu'elle ne l'est pas, ils veulent savoir si ça l'intéresserait de le devenir.  Branton accepte sans hésiter.  C'est l'occasion qu'elle attendait depuis longtemps.

Dans un premier temps, la jeune blonde canadienne de 22 ans devient le centre d'attraction de séances de photos et de tournages de vidéos la montrant très légèrement vêtue de lingerie féminine sexy.  Pour une seconde série de clichés et de films, elle apparaîtra dans toute la splendeur de son costume d'Ève...  Le tout est publié sur PLAYBOY.COM, le site web de la revue, dans le cadre de sa série "Northern Stars".  Branton avait-elle imaginé pareille éventualité, celle assez osée merci de poser complètement nue ?  Oui.  Même lorsqu'elle était encore adolescente à Terre-Neuve.  «Pour être honnête», stipule-t-elle en entrevue, «PLAYBOY est la seule compagnie pour laquelle j'aurais accepté de poser nue.  Je trouve que leur magazine et leurs films ont de la classe; on ne vous photographie pas dans des postures obscènes ou quelque chose comme ça.  PLAYBOY c'est légendaire et je l'ai toujours admiré; et quand on m'a offert l'opportunité de travailler pour eux, j'ai été intéressée tout de suite».

Comment les gens de son entourage, ses compatriotes de Terre-Neuve, et les membres de sa famille ont-ils réagi en la voyant dans son plus simple appareil sur Playboy.com ?  «La réaction de ma mère a été la meilleure», répond Stephanie, «elle a pleuré.  Elle est ma meilleure amie.  C'était comme si ça lui arrivait à elle.  J'ai aussi reçu des appels de quelques "ex" (amoureux) et c'était un peu étrange.  J'ai également eu quelques commentaires pas très gentils, sur les réseaux sociaux et via internet; mais j'imagine qu'il fallait m'y attendre».  Sa mère l'a toujours encouragée.  Elle est fière des photos de nu de sa fille.  Elle ne les trouve pas disgracieuses.  Stephanie remercie celle qui lui a donné le jour et...la beauté de sa...poitrine : «j'ai ses seins», confirme-t-elle, «je les ai pris d'elle; alors je dois l'en remercier, en quelque sorte».  Quant à son père, il a aussi aimé les images "spéciales" de son enfant, bien qu'on ait pris soin de ménager sa susceptibilité -et son coeur !- en ne lui faisant voir que les photographies montrant sa "petite chérie" en lingerie.  «C'est suffisant pour lui», déclare une Stéphanie enjouée et...un peu gênée.


Après Playboy.com, Stephanie Branton voulait poursuivre sur sa lancée en posant pour des magazines de mode ou des revues masculines comme MAXIM ou FHM.  À 5 pieds et 7 pouces (113 livres et des mensurations de 34D-26-30), elle pense qu'elle est trop petite pour les défilés de mode dans lesquels paradent habituellement les grandes filles minces qui travaillent pour les plus renommés couturiers, sur la scène internationale.  Bien qu'elle ait vraiment apprécié sa première expérience avec les professionnels de PLAYBOY, Stephanie était quelque peu restée sur sa faim.  Son désir avoué c'était vraiment de devenir une "playmate" pour la revue de Hefner.  C'est maintenant chose faite puisqu'elle a été consacrée "Miss Septembre" pour le plus récent numéro du magazine coquin.  Sa photo apparaît en page couverture.  Branton touche enfin à son rêve d'adolescente.  Elle fait une entrée fracassante dans le monde du show business de Hollywood.  Les photos qui l'ont ainsi rendue célèbre ont été prises en Louisiane, dans le décor fabuleux de la plantation Nottoway, un lieu de villégiature datant des années 1850.  La belle inconnue du Nord canadien s'est transformée en "belle du Sud" pour accéder aux "ligues majeures" de son domaine de prédilection.


Il s'agit là d'une drôle de coïncidence car la Louisiane a été découverte et colonisée aux XVIIe siècle, par les premiers Canadiens, ceux de la Nouvelle-France.  Cet état du sud-est des USA compte encore, parmi ses habitants, les descendants d'Acadiens déportés par les Anglais après leur conquête du Canada, vers la fin des années 1750.  C'est donc à cet endroit que Branton aura réussi sa fameuse percée dans le monde de la "mode"...si on peut s'exprimer ainsi.  «Les gens disaient que je ne pourrais pas y arriver», indique la nouvelle playmate, «je savais, en mon fors intérieur, qu'en croyant en moi et en travaillant fort, je réussirais.  Je n'ai jamais abandonné» (...) «C'est de loin la chose la plus importante qui me soit arrivée.  C'est au-delà de mes rêves les plus fous» (...) «J'ai attendu cela pendant toute ma vie et maintenant mon temps est venu» (...) «Je suis prête.  Ce n'est que le commencement».  Malgré les apparences, Stephanie Branton ne se considère pas comme une fille sexy à outrance, dans la vraie vie.  Sur les plateaux de tournage ou de séances photographiques, elle aime jouer la femme sensuelle et "hot", «même si parfois, je peux être timide et tranquille», précise-t-elle, «je suis un peu exhibitionniste».  Lorsqu'elle se dénude pour les "shootings photos", Miss Septembre 2014 de PLAYBOY se sent à l'aise.  Elle affirme ne pas éprouver d'inconfort.


Maintenant que Stephanie Branton est devenue une vedette, ses nouveaux "admirateurs" veulent tout savoir à son sujet.  Ils sont surpris quand ils apprennent qu'elle a étudié à l'université et qu'elle est plus intelligente qu'elle ne paraît.  Elle est loin d'être le genre de "blonde stupide" qui orne souvent la première page des magazines pour hommes.  Elle se décrit elle-même comme étant une fille gentille, sociable, un peu bizarre, qui aime les animaux, avoir du plaisir, "faire la folle" ou faire le clown.  Amoureuse de camping et de randonnée pédestre dans la fabuleuse nature de son coin de pays natal, c'est aussi une fille d'hiver, adepte des sports de "neige".  Ça lui manque beaucoup puisqu'elle passe surtout son temps en Californie maintenant.  Cette ex-cheerleader au hockey, est toujours amateur du sport national des Canadiens.  Son équipe favorite est les Canucks de Vancouver, de la Ligue Nationale de Hockey, en souvenir des six mois qu'elle a jadis passés dans cette ville de la Colombie-Britannique, la province la plus à l'ouest du Canada.  D'ailleurs, les joueurs de hockey sont le genre d'hommes qui l'allument.  Elles les trouvent "hot", sexy et virils.  Comparés aux hommes américains, les Canadiens lui semblent plus "rudes", contrairement à leur réputation mondiale de garçons très polis.  Stéphanie en rajoute en disant même qu'avec les filles : «ils n'ont pas peur de devenir cochons» !

Stephanie Branton entrevoie son avenir avec excitation.  Elle prévoie continuer sa carrière de mannequin et se faire également valoir en tant qu'actrice.  Elle se voie aussi endosser et promouvoir certains produits commerciaux, et se lancer elle-même en affaires.  Parmi ses objectifs : devenir assez riche pour prendre soin de ses parents et les gâter le plus possible.

* * *


Stephanie Branton est la 3e femme originaire de Terre-Neuve qui a réussi l'exploit de faire son chemin jusque dans les studios américains de PLAYBOY.  Celles qui l'ont précédée ont été assez remarquables !  La première a été Shannon Tweed (photo ci-dessus), Miss Novembre 1981 et "playmate" de l'année en 1982.  Après une courte histoire d'amour -ou de sexe ?- avec Hugh Hefner, elle est devenue ensuite l'une des plus renommées actrices de films érotiques.  À l'âge de 20 ans, elle s'était fait remarquer dans des concours de beauté comme Miss Canada, après avoir subi une chirurgie pour "gonfler" sa poitrine.  C'était une opération moins courante qu'aujourd'hui, à l'époque, en 1977.  Mais Tweed a surtout acquis sa célébrité en devenant la compagne, puis l'épouse, de Gene Simmons, le fameux musicien, à la langue démesurément longue, du réputé groupe KISS.  Stephanie Branton s'est dite fière de suivre les traces de sa compatriote, et elle espère la rencontrer un bon jour.

Ce ne serait probablement pas le cas pour Danielle House, la seconde "playmate" de Terre-Neuve, qui a été en vedette dans le PLAYBOY de décembre 1997.  House, une ancienne Miss Terre-Neuve (1995) et Miss Canada International (1996) a fait beaucoup parler d'elle lorsqu'elle a été condamnée pour avoir passé le K.O. à l'amoureuse de son ex-ami de coeur, dans un bar.  On l'a alors dépouillée de sa couronne de Miss Canada et l'affaire a connu un grand retentissement un peu partout dans le monde.  House a profité de tout ce tapage publicitaire pour retourner la situation à son avantage.  Elle a "vendu" son histoire à PLAYBOY et le numéro dans lequel elle pose nue a été un des plus payants pour le magazine de Hefner en 1997.  Ce succès a été de courte durée, toutefois, et Danielle House a vu échouer tous ses projets subséquents.   

samedi 6 septembre 2014

POURSUITE JUDICIAIRE SANS PRÉCÉDENT : L'EX-CHEERLEADER LACY T. OBTIENT 1,25 MILLION DE $ DES RAIDERS D'OAKLAND.


C'est une histoire étonnante à plusieurs points de vue.  Un genre d'histoire comme celle de David contre Goliath.  Où le petit gagne son combat contre le gros.  Où le faible et démuni triomphe du riche et puissant.  Il fallait que Lacy T., une ex-cheerleader toute menue et délicate, ait beaucoup de courage, une foi inébranlable en la justice, et de fortes convictions pour oser s'en prendre à une organisation prestigieuse comme celle des Raiders d'Oakland, un club  appartenant à l'omnipotente Ligue Nationale de Football (NFL).  Cette jeune femme de 28 ans, a non seulement fait triompher sa cause en justice mais elle a dû affronter et vaincre de nombreux préjugés; des coutumes et des traditions bien implantées; la peur, la colère et la haine de plusieurs meneuses de claques de la NFL; l'avidité et l'abus de pouvoir d'un employeur qui, à cause de sa grande renommée, se croyait tout permis.  Comme si tout lui était dû parce qu'il est un membre du "dieu football", un sport que les américains adorent et qu'ils célèbrent chaque dimanche comme une religion.


Si Lacy T. (les pom pom girls de la NFL gardent secret leur nom de famille pour ne pas être harcelées par des partisans trop zélés; -oui hélas !, c'est la réalité en ce bas monde hyper-sexualisé-) s'est révoltée contre les pratiques illégales des Raiders envers ses cheerleaders, c'est qu'elle mesurait l'extrême injustice, l'écart vertigineux et honteux entre leurs médiocres conditions de travail et l'opulence d'une industrie dont le chiffre d'affaire dépasse le milliard de dollars à chaque année.  En brimant et en maltraitant ses employées, les Raiders violaient sans vergogne les plus élémentaires règles du code du travail.  Ils ne payaient même pas le salaire minimum à ces pauvres filles.  En fait, en comptant les 350 heures travaillées durant les parties, les entraînements, les répétitions, les activités de représentation dans la communauté ou à l'extérieur; Lacy T. avait estimé à environ $ 5 de l'heure, la rémunération des Raiderettes (nom du squad de meneuses de claque des Raiders).  Pour les patrons de l'équipe, le calcul était plus facile et plus simple : la paye des filles c'était $ 125 par match, versés en un seul montant global à la fin de la saison de football.  Or, les lois du travail aux USA imposent aux employeurs des délais pour payer ce qu'ils doivent à leurs salariés.  Ils doivent les rémunérer au moins à chaque deux semaines.


Plus révoltant encore, les Raiders vexaient à volonté leurs jolies représentantes, chargées d'animer leurs foules de partisans assistant aux matchs locaux.  Ils leurs faisaient subir des humiliations assez incroyables.  Par exemple, en plus de les sous-payer pour leurs services, ils ne leur remboursaient même pas leurs dépenses, dont celles encourues notamment pour le transport, quand elles devaient voyager -y compris par avion- à l'extérieur de la ville, pour accomplir leurs tâches.  Les Raiders, dont la valeur de la franchise se situe à plusieurs centaines de millions de dollars, poussaient l'indécence jusqu'à leur enlever une partie de leurs humbles émoluments si elles arrivaient quelques minutes en retard lors des répétitions, si elles avaient appliqué sur leurs ongles la mauvaise couleur de vernis, ou si elles s'étaient trompées dans le choix des pompons requis pour les exercices.  Les filles avaient beau s'échiner au travail, on ne leur accordait même pas une pause de dix minutes de repos durant les rencontres.


Pourtant, malgré cette situation déplorable, personne ne se plaignait chez les Raiderettes.  Pourquoi ?  Par crainte de perdre un emploi recherché, qu'elles avaient tant désiré obtenir; une fonction de prestige convoité par des centaines de candidates qu'elles ont réussi à supplanter lors des auditions précédant leur sélection.  Ou parce qu'être une cheerleader dans la NFL c'est un rêve remontant à leur enfance, quand elles participaient à la fière et forte tradition américaine de ce sport acrobatique pratiqué dans tous les collèges et dans toutes les écoles secondaires du pays.  Une tradition aux allures de symbole du rêve américain.  Parce qu'être une meneuse de claque professionnelle c'est l'aboutissement de tant d'années d'entraînement, dans un sport extrême (bientôt accepté dans le volet gymnastique, aux Jeux Olympiques) où les risques abondent, mais rendent excitants et grisants l'enjeu de la réussite et l'esprit d'équipe.  La souplesse, la force, l'endurance, la concentration et l'entraînement pour pratiquer cette discipline sportive sont impressionnants.  Les accidents ou les fausses manoeuvres occasionnent de nombreuses blessures.  Mais, les filles sont tellement passionnées et elles veulent tant réussir au plus haut niveau, pour rendre fiers leurs parents, leurs amis et leurs concitoyens, qu'à la limite, plusieurs d'entre elles seraient prêtes à payer pour être les cheerleaders de clubs de sports majeurs.  Les dirigeants de ceux-ci en sont bien conscients, et plusieurs ont abusé de cette façon de penser en soumettant leurs jeunes employées à une exploitation éhontée.


Dans ce contexte, il y a huit mois, il n'est pas surprenant que Lacy T. ait d'abord fait cavalier seul dans ses revendications envers la direction des Raiders.  Puis, une autre Raiderette l'a suivie, Sarah G..  D'autres cheerleaders ont ensuite imité son initiative à Buffalo, Cincinnati, Tampa Bay et New York (Jets).  Le cas soulevé par Lacy est le premier qui connaît son dénouement.  Cette affaire a alerté l'opinion publique et les Raiders, craignant une réaction négative de sa clientèle, s'étaient déjà arrangés pour régler en partie le problème.  Quelques mois avant que leurs avocats s'entendent, hors cour, avec ceux de Lacy et Sarah, pour régler cette affaire, ils avaient déjà reconnu partiellement leurs torts en acceptant de tripler le montant annuel de la rémunération de leurs meneuses de claque.  Au lieu de leur verser les $ 125 habituels pour chaque match, les Raiders leur donnaient maintenant $ 9 l'heure (pour 350 heures de travail par année), en plus de leur payer du temps supplémentaire quand c'était nécessaire.  Leur salaire total est passé de $ 1250 à environ $ 3 200.  De plus, chaque Raiderette qui a été à leur emploi depuis 2010 recevra une compensation rétroactive.  Chacune obtiendra $ 2 500 en arriéré salarial et en pénalité pour la présente saison, en plus de $ 6 000 pour les trois années précédentes.  Ces indemnités, totalisant 1,25 million de dollars, touchent 90 femmes.  Lacy T., qui a été à l'emploi des Raiders pendant une seule année, et Sarah G. recevront $ 10 000 supplémentaires pour avoir mené à bien cette cause.  Mais ce sont leurs avocates, Leslie Levy et Sharon Vinick, qui auront la plus grosse part du gâteau en se partageant environ le tiers du montant global du règlement de ce recours judiciaire.


Après des mois de lutte, c'est une victoire sur toute la ligne pour Lacy T., après avoir même vu des Raiderettes lui tourner le dos et la blâmer publiquement parce que, à leurs yeux, elle embarrassait l'équipe en la traînant devant les tribunaux.  «Honnêtement, je suis si excitée» a déclaré, émue, la mignonne brunette, en commentant l'accord entre les deux parties.  «J'ai un sentiment de satisfaction, sachant que cette longue épreuve se termine, et ce, de façon heureuse, pour 90 femmes.  Je suis fière de ça.  Je sais que pour les gens, nous ne sommes que des cheerleaders, mais nous sommes de petites salariées travaillant pour une industrie milliardaire.  Ça montre à tout le monde qu'une petite fille qui s'est levée et qui a dit "cela n'est pas juste" a réussi à changer la façon que les Raiders mènent leurs affaires.»  Quant à elles, les avocates en charge du dossier pour les deux gagnantes de cette cause, ont affirmé que le règlement obtenu était approprié.  Il établit officiellement que les cheerleaders de la NFL ont droit au respect et à une juste rémunération.


Pour Leslie Levy, l'accord sur ce litige signifie que le cheerleading professionnel doit être considéré comme un dur labeur, et non pas comme un jeu.  Selon elle, le taux horaire, payé dorénavant aux Raiderettes, est bien en-dessous du traitement salarial auquel elles devraient avoir droit, mais, au moins, pour la première fois, avec un tel règlement, des équipes comme les Raiders, sauront qu'elles ne sont pas au-dessus des lois, même si elles ont un statut spécial en étant pratiquement vénérées par des millions d'amateurs de football.  Voler ses employés est un crime, et Levy conseille aux autres clubs de sports professionnels de rectifier la situation si elles agissent comme les Raiders le faisaient à l'endroit de leurs cheerleaders.  Compenser plus équitablement leurs employées leur coûtera beaucoup moins cher que les dommages à leur réputation si elles continuent de les voler...     

dimanche 20 octobre 2013

LINDA WALSH : LA PREMIÈRE ÉTOILE DU JETS FLIGHT CREW.


En 2007, le père de Linda Walsh, un américain vivant dans l'état de New York, était un homme heureux.  Sur le plan professionnel, ce designer de cuisines et de salles de bain, propriétaire de la firme NORTH SHORE CABINETRY, était satisfait de son sort.  À la maison, avec son épouse et ses quatre jolies filles, il était également comblé et entouré d'amour.  Que demander de plus dans la vie pour ce fervent partisan des Jets de New York, une des deux équipes de football professionnel de New York ?  Ah...rien n'est parfait.  Monsieur Walsh avait bien un petit regret enfoui dans le fond de son coeur.  Il aurait bien aimé avoir un fils.  Et comme bien des pères de son pays, il aurait ainsi pu rêver que son gars jouerait un jour dans la grande Ligue Nationale de Football (NFL).  Il faut dire que ce sport est une véritable religion au pays de l'Oncle Sam.  À défaut de voir son rêve se concrétiser, Walsh se contentait d'amener sa fille Linda avec lui, afin d'assister aux matchs des Jets, les dimanches d'automne, aux Meadowlands.  Une habitude remontant à 1994, alors que Linda était encore une enfant.



Mais la vie a parfois le don de vous surprendre agréablement !  Et ces belles surprises sont d'autant plus fantastiques qu'elles sont inespérées et inattendues !  Cette année-là (2007), Denise Garvey, une ancienne danseuse des Knicks City Dancers (meneuses de claques des Knicks, une équipe professionnelle de basketball de New York) et ex-cheerleader des Cowboys de Dallas (NFL), est à la recherche de candidates pour former le premier squad de pom-poms girls des Jets.  Jusque là, les propriétaires et les dirigeants des deux clubs newyorkais de la NFL (les Jets et les Giants) n'avaient pas jugé bon de faire appel à des cheerleaders pour animer la présentation de leurs matchs.  Désireux de se démarquer de leurs rivaux (Giants) et de tisser des liens plus étroits avec leur communauté, les responsables de la franchise des Jets avaient eu l'idée d'engager Madame Garvey pour qu'elle mette sur pieds une équipe de jeunes femmes capables d'enrichir l'expérience des dizaines de milliers de spectateurs assistant aux parties locales de leur équipe de football.  Leur tâche ?  Apporter un supplément d'énergie et d'enthousiasme à chaque rencontre au domicile des Jets, en stimulant et en divertissant l'assistance.  Ce groupe de cheerleaders allait porter le nom de JETS FLIGHT CREW.


Le premier squad, assez modeste, serait formé de seulement dix meneuses de claques.  La directrice de la nouvelle troupe, Denise Garvey, n'eut d'abord ni le temps ni les moyens de recruter ses "girls" en procédant à des auditions publiques.  Ayant recours à ses contacts personnels, elle rencontra 46 candidates qu'elles jugeaient aptes à pouvoir faire le travail.  Elle eut tout de suite l'idée d'appeler Linda Walsh, une élève modèle à qui elle avait enseigné la danse, cinq ans auparavant, à la MARIANNE ANDERSON SCHOOL OF DANCE.  Linda était devenue elle-même professeur de jazz et de tap dance à cette école.  Fan des Jets depuis longtemps, la jeune femme fut, il va sans dire, ravie de l'invitation de son ancienne enseignante.  Mais devinez qui fut le plus heureux quand Linda décrocha un des dix postes du JETS FLIGHT CREW ?  Son père !  Faute d'avoir un fils jouant dans les ligues majeures de football, il pouvait se réjouir de voir sa fille percer dans la prestigieuse NFL !  Qui l'eut cru ?!  Certainement pas lui.  Il était aux anges !  Et il le faisait voir et savoir à tout le monde autour de lui !  Louant le ciel et la Providence, il n'était pas peu fier !



Mais ce n'était pas tout !  Cette année-là, reconnaissant le travail de Denise Garvey et de sa dynamique bande de danseuses, les autorités de la NFL demandaient à l'organisation des Jets de déléguer un des membres de son groupe de cheerleaders pour participer au Pro Bowl, le match annuel qui opposent les joueurs étoiles de la Conférence Nationale à ceux de la Conférence Américaine, en février, à Honolulu, Hawaï.  En quelque sorte, cette partie d'étoiles en est une aussi pour les pom-poms girls des clubs de la Ligue Nationale.  Bien que n'importe laquelle de ses dix protégées aurait pu très bien représenter les Jets à cette rencontre "étoilée", le choix de Denise Garvey et de la direction de l'équipe s'arrêta sur...Linda Walsh, qui n'était même pas au courant de cette affaire.  Chez les Jets on en était venu à la conclusion que la jolie brunette native de Massapequa (N.Y.) était la personne idéale pour participer à cet événement spécial, en portant les couleurs du club newyorkais.  Garvey a justifé sa préférence en soulignant que Linda Walsh est, de nature, ce que l'on appelle "une bonne personne". «C'est une perle.  Côté personnalité, c'est un rêve, et je crois que c'est ça le plus important» d'ajouter la directrice du JETS FLIGHT CREW.  Elle poursuit en faisant remarquer que la charmante élue possède beaucoup d'entregent et se mêle facilement aux autres.  «Vous pourriez la mettre en présence de différents groupes de gens et Linda se débrouillerait très bien.  Elle est capable de soutenir des conversations intellectuelles tout en gardant sa plaisante énergie.  Elle est athlétique et elle apprend rapidement les chorégraphies qu'elle doit exécuter», mentionne aussi Denise Garvey, afin de compléter ses explications au sujet du choix de Walsh pour le match des étoiles.



La nouvelle de cet honneur pour Linda Walsh fut accueillie avec joie par ses coéquipières -toutes des amies très proches- et par ses parents.  Ces derniers eurent la chance d'accompagner leur fille au stade Aloha.  Le père de Linda n'en revenait tout simplement pas.  Fier comme un paon, il distribuait des photos de sa fille à ses collègues de travail et aux gens de son entourage, en plus d'inviter parfois jusqu'à 40 personnes pour faire la fête chez lui avant les matchs des Jets.  Raison supplémentaire de son bonheur, Linda avait décidé de suivre ses traces dans l'entreprise qu'il possède.  Pour bien préparer sa carrière, elle a obtenu un diplôme en design intérieur au FASHION INSTITUTE OF TECHNOLOGY et elle s'est habituée très tôt à aider dans ses travaux cet homme, dont elle dit qu'il est celui qui a le plus influencé sa vie.



Si Linda Walsh a choisi cette carrière en design, sa beauté physique et sa personnalité attrayante auraient très bien pu lui permettre de percer dans le monde de la mode en devenant mannequin.  Pour s'en convaincre, on a qu'à jeter un coup d'oeil sur sa photo qui apparaît sur la page couverture du calendrier 2010 des cheerleaders des Jets, édition maillots de bain (voir ci-dessus).  C'est évident que Linda a tous les atouts pour plaire, surtout quand son corps sexy est mis en valeur par un bikini qui semble taillé sur mesure pour elle.  Le costume de meneuse de claques des Jets, dessiné par le designer newyorkais Marc Ecko en 2008, lui allait également très bien.  Tout comme la combinaison de pilote d'avion qui dépare pourtant certaines de ses consoeurs du JETS FLIGHT CREW.  Et c'est bien pour cette raison que Linda Walsh est une vraie cover girl : même lorsqu'elle porte des vêtements qui pourraient ne pas l'avantager, elle est quand même resplendissante.

Lorsqu'on la questionne à propos de ce qu'elle considère comme ses principales qualités, Linda Walsh parle de sa personnalité marquée par son caractère déterminé, ainsi que par sa mentalité de fonceuse.  Énergique à souhait, Linda, dont le chanteur préféré est Billy Joel, déplore quand même qu'elle soit parfois facilement intimidable.  La jolie brunette aux yeux bruns se dit inspirée par les gens ambitieux qui ont la ferme volonté de réaliser leurs rêves.  Sa philosophie ?  Ne pas être anxieuse ou trop sérieuse dans la vie.  Ne pas avoir peur de faire des erreurs, mais apprendre de celles-ci.  Ce qu'elle aime de la ville de New York ?  Son énergie incroyable et sa diversité incomparable.  Il y a de tout pour tous dans cette grande cité.  Il y a toujours quelque chose de nouveau à faire dans cette ville qui ne dort jamais.  Elle adore assister à des spectacles sur Broadway.


De son passage dans le JETS FLIGHT CREW -qui a duré cinq ans, de 2007 à 2011-, Linda Walsh dira que ce fut l'expérience la plus importante qu'elle a vécue.  Ce qui l'a impressionné surtout, c'est la notoriété qu'elle a acquise dans sa communauté, lors des sorties publiques du JETS FLIGHT CREW.  Médiatisées, ces apparitions ont toujours eu un impact auprès du public.  Linda était cependant la première étonnée que les gens lui demandent fréquemment son autographe, elle qui se considère comme une simple fille de l'humble localité de Massapequa.  Même si depuis deux ans, Linda Walsh joue un rôle plus anonyme dans la société, rien ne pourra lui enlever son titre de première étoile du JETS FLIGHT CREW, de la Ligue Nationale de Football.  Un genre d'accomplissement dont rêve des dizaines de milliers de fillettes qui s'adonnent à l'exigeant sport du cheerleading dans les écoles secondaires des États-Unis d'Amérique.    

vendredi 22 mars 2013

LE SQUAD DES CHEERLEADERS DES COWBOYS N'A PLUS LE MÊME ÉCLAT SANS LA JOLIE SUNNI CRANFILL...


C'était la plus belle rose dans le bouquet.  Le bijou le plus étincelant dans l'écrin.  La perle rare dans le collier.  Le rayon de soleil sans pareil qui illuminait le Texas Stadium, où elle offrait toujours des performances mémorables à titre de cheerleader de l'équipe de football de l'Amérique, les Cowboys de Dallas.  L'an dernier, après son mariage, elle a décidé de se retirer après trois saisons (2009 à 2011) de loyaux services.  Sans elle, en 2012, le squad des meneuses de claques des "Boys" n'avait pas le même éclat, le même pouvoir d'attraction.  Cette radieuse blonde aux yeux verts aurait voulu que ses parents la prénomme Sunny (qui signifie "ensoleillé" en français) au lieu de Sunni, mais peu importe l'orthographe, Sunni Cranfill n'en est pas moins lumineuse lorsqu'on la voit.  Difficile à croire qu'elle était un garçon manqué sur la ferme laitière de l'Est du Texas où elle a grandi.  C'est en regardant besogner durement son père que la petite Sunni a développé une bonne éthique de travail.  Sur la terre familiale, il y avait des tâches impérieuses à accomplir, (comme traire les vaches).  Ça ne se faisait pas tout seul !  Malgré ce qu'elle allait devenir plus tard, Sunni n'a pas reçu une éducation de "princesse".  Elle a appris très tôt qu'il fallait trimer dur dans la vie, si on voulait réussir.



Malgré ses allures de tomboy, la jeune Cranfill avait un goût inné pour la danse, le ballet, en particulier.  À l'âge de trois ans, elle dansait déjà.  Et à cinq ans, elle faisait du cheerleading !  La belle ingénue était indubitablement à l'aise devant un public.  Cette aisance, sa beauté naturelle incontestable, et son désir de relever des défis en travaillant d'arrache-pied et en faisant des sacrifices, la conduiront jusqu'à son couronnement à titre de Miss Texas, en 2003.  Elle réalisera également son rêve d'enfance en devenant ballerine professionnelle.  Pendant dix ans, elle dansera pour le Austin Ballet et le Arkansas Ballet.  Elle a même perfectionné son art avec les Grands Ballets russes.  Mais sa passion pour la danse ne se limite pas au ballet.  Elle affectionne aussi le "tap dance", le jazz, la danse moderne et le hip hop.  À cause de leur proximité avec la danse, la gymnastique et le cheerleading ont eu tôt fait de captiver Sunni Cranfill.  C'est une adepte de l'activité physique et de la course à pied.  Elle a plusieurs cordes à son arc : elle peut prononcer des conférences, elle possède des talents d'actrice, de mannequin et de chanteuse.  Elle a publié un livre de ses poèmes.  Parmi ses projets il y a toujours celui de retourner à l'université, où elle aimerait s'instruire en psychologie.  Mais son mariage et le désir de devenir mère ont eu la priorité.



L'an passé, en choisissant de s'unir à son prince charmant, Sunni a dû décevoir une quantité impressionnante de prétendants non déclarés qui, à l'admirant faire ses routines sur le terrain de football, rêvaient d'elle, la nuit, dans leur sommeil.  Au fil du temps, de garçon manqué, Sunni est devenue une reine de beauté très sexy.  Avec de petits caprices qui font d'elle une vraie fille.  Par exemple, elle possède pas moins de 92 paires de soulier.  De quoi être gênée, et elle l'est !  Elle collectionne aussi des boîtes à musique, tous les articles au sujet des cheerleaders des Cowboys, et beaucoup de souvenirs personnels qu'elle est impatiente de montrer à ses futurs enfants.  Elle avoue être un peu trop sentimentale et avoir le défaut de vouloir toujours plaire à tout le monde.  C'est une maniaque de l'ordre : chaque chose doit être à sa place dans la maison.  Si, à cause de son horaire chargé, elle néglige son ménage, et qu'ainsi le désordre s'installe chez elle, ça la torture littéralement !



Même si en 33 ans de vie Sunni a expérimenté bien des choses excitantes, rien ne vaut, selon elle, la première fois qu'elle est entrée sur le terrain en qualité de meneuse de claques des Cowboys de Dallas.  Juste avant de fouler la surface de jeu, elle se rappellera toute sa vie qu'elle était dans le tunnel d'entrée et qu'elle a ressenti alors toutes les émotions à la fois.  Émue, tremblante, elle avait les larmes aux yeux et son coeur battait très fort.  Il vibrait aux cris de l'immense foule qui réagissait à l'invitation de l'annonceur maison : «mesdames et messieurs, souvent imitées mais jamais égalées, voici vos Dallas Cowboys cheerleaders !»  Sunni en a encore des frissons, quand elle parle de ces moments inoubliables.  Et nous aussi !    

lundi 17 septembre 2012

LES CHEERLEADERS DES DOLPHINS S'ÉCLATENT SUR "CALL ME MAYBE" DE CARLY RAY JEPSEN !


Justin Bieber a eu le coup de foudre pour elle. Katy Perry l'adore encore et on croirait en effet qu'elle est faite pour elle. C'est aussi une des préférées du président Barack Obama. Même les cheerleaders des Dolphins de Miami (voir vidéo en bas) l'ont adoptée. De qui ou de quoi parle-t-on ? Du tube de l'été - et même de l'année - : la chanson CALL ME MAYBE de la jeune Canadienne Carly Rae Jepsen. Oui, chaque été, un refrain accrocheur se transforme en vers d'oreille et se loge obstinément dans un coin de notre cerveau, comme une drogue dont on n'arrive plus à se passer. Cette rengaine d'été n'est souvent pas du tout compliquée : quelques accords joyeux, un air léger, un emballage sucré, des mots simples et faciles à retenir. Il suffit qu'une artiste s'inspire de son vécu et trouve l'harmonie entre ce qui plait au public et ce qu'elle ressent et...vlan ! Vous avez un succès qui fait chanter le monde entier et dont on fait même une version symphonique ! Sans même vous en doutez, vous avez visé dans le mille et vous faites rager bien des auteurs compositeurs interprètes qui, cent fois sur le métier, remettent leur ouvrage, pour arriver à rien d'intéressant.

Ce méga-hit, numéro 1 des palmarès dans 37 pays, a certes changé la vie de Carly Rae Jepsen, mais il n'est pas arrivé comme ça, tout seul, par hasard, comme le laisse entendre certains commentateurs mal informés. La jeune femme de 26 ans, née à Mission (Colombie-Britannique) connaissait un début de carrière prometteur à Vancouver, où elle et son groupe de musiciens avaient élu domicile depuis quelques années. Bien sûr, les débuts furent difficiles. Carly n'était pas connue et elle n'avait pas d'argent. Pour payer sa bande de collaborateurs, elle leur préparait des repas maison. Puis, en 2007, la future vedette pop participe au concours télévisé CANADIAN IDOL. Elle se classe en 3e position et, peu après, elle réussit à décrocher un premier contrat de disque avec FONTANA RECORDS. En septembre 2008, la petite Canadienne aux allures d'adolescente, lance sur le marché son premier album, qui s'intitule TUG OF WAR. Auparavant, en juin, le premier simple, issu de cet enregistrement, était sorti. Il s'agissait d'une reprise de SUNSHINE ON MY SHOULDERS, une des plus belles chansons de John Denver.



Au printemps suivant, afin de faire la promotion de ce premier disque, Jepsen part en tournée à travers son pays natal. Ce n'est pas le grand luxe ! Elle voyage avec ses musiciens dans une mini-van du genre de celle que les mères de famille utilisent pour conduire leurs enfants à leur match de soccer ! Néanmoins, petit à petit, le succès lui sourit. Deux ans plus tard, la chanson titre de son album TUG OF WAR gagne le prix de la chanson de l'année aux CANADIAN RADIO MUSIC AWARDS. Encouragée par cette récompense, Carly Rae se remet au travail de composition afin de produire un nouvel album. Un jour, chez elle, pendant cette période de création, alors qu'elle improvise avec son guitariste Tavish Crowe, un refrain surgit rapidement de son imagination. Quatre jours plus tard, la chanson est complétée, et une première version est enregistrée avec pour titre CALL ME MAYBE. Pour Jepsen, il s'agit d'une chanson comme une autre. C'est en la faisait entendre à des membres de sa famille, qu'elle réalise qu'elle est peut-être "spéciale". En l'écoutant, une de ses tantes se met à danser. Évènement singulier car ce n'est pas dans ses habitudes d'exécuter ainsi quelques pas de danse. Cet enregistrement initial est très imparfait. Josh Ramsey, du groupe rock MARIANAS TRENCH, et collaborateur de longue date de la jeune chanteuse, améliore les arrangements de cette chanson en lui donnant une facture plus pop. Il faut préciser qu'au début de sa carrière, Carly était encore influencée par les goûts musicaux de ses parents, surtout de son père, un guitariste à ses heures, et un grand amateur de musique folk. Sans la touche géniale de Ramsey, CALL ME MAYBE, lancé en septembre 2011, comme premier simple de l'album CURIOSITY, n'aurait pas eu l'effet d'une bombe comme ce fut le cas par la suite.

Alors que la chanson atteint la 11e place au palmarès des ventes de disques au Canada, Jepsen est toute excitée à l'idée qu'elle réalisera son rêve de petite fille : voir son nom apparaître dans le Top 10 des plus grands succès des charts. C'est à ce moment précis que la super vedette canadienne Justin Bieber entend CALL ME MAYBE à la radio. Subjugué par cette mélodie, il partage sa découverte sur son compte TWITTER. Il vante le talent de Jepsen à son gérant Scooter Braun qui s'empressera de faire signer la jeune femme pour son étiquette SCHOOL BOY RECORDS. On connaît la suite, la chanson CALL ME MAYBE se retrouve sur toutes les lèvres et le vidéo officiel de ce titre célèbre atteint maintenant les 260 millions de visionnement sur YouTube. Tout un phénomène ! Bieber invite la nouvelle sensation à l'accompagner durant sa tournée mondiale et c'est ainsi qu'elle se produit devant des foules immenses comme celle de 300 000 personnes qui a récemment chanté avec elle à Mexico. Et aujourd'hui, c'est elle qui fait le tour de la planète, précédée de l'immense succès de sa fameuse chanson. Au récent MUCH MUSIC VIDEO AWARDS, Carly a remporté les trophées suivants : celui de la vidéo la plus souvent regardée, celui de la meilleure vidéo de l'année, et celui de la vidéo la plus populaire. Aux TEEN CHOICE AWARDS, elle est élue découverte de l'année et CALL ME MAYBE est choisi chanson de l'été. Pas mal pour ce petit bout de femme partie de presque rien...



Carle Rae Jepsen sera-t-elle un feu de paille ? Sera-t-elle l'auteure d'un seul méga succès (7,5 millions de copies vendues de CALL ME MAYBE) ? On verra. Tout ce qu'elle vise présentement c'est que les gens se sentent bien en chantant et en dansant sur sa musique. Une telle popularité ne lui monte pas à la tête. Elle reste près de sa famille et elle a conservé les mêmes amis qui lui sont fidèles depuis longtemps. Ce qu'elle aime le plus, c'est faire la fête avec eux. Avoir du bon temps... Elle découvre le monde grâce à sa tournée et elle trouve cette expérience fascinante. Avec la célébrité viennent aussi les critiques. On lui reproche notamment son "look" d'adolescente, une image fabriquée sur mesures pour plaire à ce public de jeunes qui l'ont adulée instantanément. Et puis il y a toutes ces parodies qui inondent le web et ces élans d'enthousiasme débordant que Carly prend avec légèreté et avec le sourire... Elle est ravie par ce qui lui arrive et elle est reconnaisante du tremplin que lui a offert Justin Bieber pour faire décoller sa carrière à la vitesse grand "V". Mais au-delà des apparences et d'une chanson bonbon, cette jeune femme est plus mature qu'on le croit... Et elle a tout l'avenir devant elle...